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Arthur Ténor - auteur jeunesse

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14 janvier 2026

VidéoPitch de " La place de l'autre "...

Ma première vidéoPitch de l'année, pour présenter mon nouveau né (ce janvier ! ). J'y pose une question fondamentale... Un jeune en perdition, qui a perdu son humanité peut-il retrouver celle-ci ? Là est la question.... et une réponse.

https://www.youtube.com/watch?v=hN01JKka5Wc

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28 décembre 2025

En avant première...

2026 sera mon année " Révolution IA ". Cela commencera avec deux publications dès ce mois de janvier. 

" La place de l'autre ", vient de recevoir sa toute première critique, et elle est très positive, ce qui augure du meilleur pour la suite. 

C'est sur Babelio : 

 

14 décembre 2025

Prochaines publications...

Ce n'est que pour début 2026, mais je peux montrer l'une des deux nouveautés qui me permettront d'aborder l'année nouvelle avec optimisme, joie et bonne humeur... 

Voici la première (le seconde est à suivre bientôt) :

La place de l'autre - à paraître dans une déclinaison légèrement anticipation de la collection Engagé de Scrineo. 

" Emporté par la spirale de la délinquance et de la méchanceté, Kévin a commis l'ultime faute. Cette fois, il va devoir payer.

Mais il a le choix entre une lourde condamnation ou participer à un programme expérimental. Durant une seule journée, une 

puissante IA prendra le contrôle de son esprit. Elle lui fera vivre une expérience extraordinaire de réalisme, inoubliable... 

épouvantable ! De quoi le ramener à l'humanité ? À tout jamais ? C'est le but. Pas sûr que cela marche. Pas sûr même qu'il en 

revienne indemne... " 

30 août 2025

Pour bien attaquer la rentrée, deux petits rayons de soleil... 5 étoiles !

C'est sur Babelio

J'étais Dracula le maudit
Dracula fait partie des lectures qui m'ont le plus marquée quand j'étais ado et j'avais beaucoup aimé son adaptation en film par Coppola.
J'ai donc été très contente de me replonger dans cet univers et d'en retrouver tous les personnages dans cette version proposée par Arthur Ténor. Dracula sera ici le narrateur pour nous offrir son propre point de vue, ce qui donne une autre dimension à l'histoire originale, tout en s'en détachant.
Car c'est aussi une version différente dans laquelle l'auteur s'intéresse à chercher si une part d'humanité a pu subsister chez Dracula, en particulier vis à vis de la troublante Mina, ou s'il est bel et bien une créature maudite... Peut-il encore ressentir des émotions, dont l'amour, qu'il pensait ne plus jamais connaître après la mort tragique de sa femme il y a plusieurs siècles, ou n'est-il qu'un monstre froid et insensible, tel qu'on se représente les vampires ?
Une réécriture romantique originale et réussie du classique de Bram Stoker !
Lien : https://ocalypso.canalblog.c..
Shagyam
J'étais Dracula le maudit
Grande admiratrice du personnage de Dracula, je me suis précipitée sur ce roman, avec une petite appréhension tout de même dans la mesure où j’avais parfois eu du mal à digérer certains mauvais livres de bit-lit dont il avait fait l’objet.

Disons les choses franchement : j’ai adoré.

Le style, tout d’abord. Dracula y parle à la première personne, dans un style précieux, avec un vocabulaire soigné, qui correspondent tout à fait au caractère aristocrate du personnage. C’est très agréable à lire, pas du tout longuet. On pourrait, peut-être, regretter un manque de développement de l’histoire d’amour, sans tomber non plus dans les travers d’une romance sirupeuse, mais sans que cela ressemble non plus autant au script de James V. Hart. Mais je trouve, par ailleurs, la redéfinition des rôles des personnages principaux - Mina et Jonathan Harker, Van Helsing – intéressante, avec une mention toute spéciale pour le personnage de Renfield.
L’atmosphère, ensuite. C’est gothique à souhait : Londres sous la neige, les demeures sombres et poussiéreuses… Dans cette ambiance traditionnelle, notre Dracula est un vampire violent et sauvage, certes, mais également tiraillé entre son caractère vampirique et son humanité, colérique, triste et angoissé à la fois ; serviteur impuissant de Satan, maudit, il n’éprouve guère qu’ennui et désoeuvrement, jusqu’à ce que sa rencontre avec Mina le sorte de sa torpeur.
Relativement traditionnel et attendu sur certains aspects, ce « Dracula » dépoussière cependant largement le mythe notamment en ce qui concerne la fin, surprenante.
27 juillet 2025

A lire avant (ou après) avoir vu le dernier Luc Besson : Dracula.

On annonce la sortie prochaine du dernier film de Luc Besson, Dracula, qui racontera la " véritable " histoire du célèbre comte. Nous serons nombreux, j'imagine, à courir au ciné. En attendant, je vous suggère de vivre cette véritable histoire, de l'intérieur, à travers les yeux de Dracula en personne. " J'étais Dracula - Le maudit " chez Scrineo. C'est envoutant !
Certes, je l'avoue, je ne suis pas objectif, mais vous pourriez en humer l'ambiance en lisant le début sur ce site dédié (descendre au post de nov 2024) :
Je vous suggère aussi de visionner la vidéoPitch que j'ai réalisée pour expliquer pourquoi j'ai écrit ce roman et surtout pour quelles raisons, selon moi, ce héros de l'imaginaire est devenu aussi mythique : https://youtu.be/9Al6rwTslcg

 

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23 juin 2025

Une petite lecture estivale ?

Si vous cherchez un roman " palpitant " (ce n'est pas moi qui le dit) pour vos vacances...

Sur Babelio - MamzelleHippie
J'étais Arsène Lupin : Gentleman Espion

J'avais adoré "J'étais Dracula" d'Arthur Ténor aussi je suis ravie d'avoir découvert cet autre roman qui part du même principe : raconter la vie d'un personnage de fiction mondialement connu sous un autre jour.
Ici nous découvrons Arsène Lupin qui s'interroge sur son avenir de gentleman cambrioleur quand il se voit confier une mission par les service secret français quelques années avant la Première Guerre mondiale.
J'ai beaucoup aimé ce roman qui mêle fiction et réalité car Arsène va devoir remplir cette mission sur le plus tristement célèbre paquebot de l'histoire : le Titanic. En plus de redécouvrir cette tragédie du point de vue d'Arsène, nous avons également quelques pistes d'histoire sur la découverte d'un médicament qui va révolutionner la médecine.
L'histoire est émouvante par son lieu de narration et sensible à travers les relations entre les personnages notamment Arsène et son fidèle compagnon Grognard.
Entre amitié, amour naissant, et mission secrète le roman est palpitant ! Je le recommande dès le collège.

 

Lu sur Babelio le 16 octobre 2025
J'étais Arsène Lupin : Gentleman Espion
Nouvelle chronique lecture aujourd’hui sur cette dernière très rapide lecture que j’ai eu la chance de découvrir en service presse. J’avais déjà lu l’an dernier, le livre du même auteur sur Dracula et j’ai autant bien aimé cette réécriture.
Tout le monde connaît évidement aussi ce personnage, le gentleman cambrioleur le plus célèbre de toute la littérature. On reprend les codes connus du détrousseur de l’aristocratie adaptés à une lecture jeunesse, j’avais clairement Romain Duris en tête.
Comme pour Dracula, les moins de 200 pages passent à une vitesse éclair, je l’ai dévoré en 2h à peine. La plume de l’auteur est toujours agréable et son imagination est débordante. On retrouve Arsène, obligé de collaborer avec les services secrets français pour une mission bien particulière : enquêter sur les mystérieuses découvertes du Professeur Koubiansky à bord d’un célèbre paquebot… vous devinez bien lequel 👀
Le personnage d’Arsène pétille par son humour et son charme mais présente une facette plus intime dans un contexte historique bien ficelé avec un dénouement aussi attendu qu’inattendu sur la toute fin. Les autres personnages sont tout aussi intéressants. J’attendais avec hâte LA scène de la porte mais on ne l’a pas eu c’est dommage 😅
Bref, une réécriture efficace et rapide sur fond d’espionnage, de mission secrète et d’humour que j’ai bien aimé !
Lien : https://www.instagram.com/p/..
8 juin 2025

Message d'Arsène Lupin... et petit avant-goût.

C'est bientôt les vacances ! Je vous les souhaite douces et ensoleillées, avec de belles découvertes littéraires. Peut-être auriez-vous envie d'entrer dans la tête d'un des plus célèbres héros de l'imaginaire, pour une ultime aventure ? Je n'en dis pas plus, Arsène Lupin a souhaité vous adresser lui-même le court message ci-dessous... 

« Bien chers lectrices et lecteurs,

Peut-être avez-vous suivi certaines de mes péripéties romanesques. Peut-être avez-vous admiré mon art de la cambriole, tout en élégance et raffinement. Mais les meilleures choses ont une fin, n'est-ce pas ? En 1912, j'avais commencé à envisager de me ranger des voitures, comme on dit, et pour ce faire m'acheter un coquet cottage en Normandie, sans me priver toutefois de continuer à fréquenter la bonne société. Mais le Destin en décida autrement en m’embarquant dans une aventure qui devait me faire changer de métier... et de vision de ma vie. La dernière aventure ? Possiblement, puisqu'à l’heure où vous lisez ce message, je dois être mort. Est-ce bien sûr ? Puisqu'on le sait, dans l'imaginaire les héros sont éternels !

Puissiez-vous partager avec délectation, et émotion aussi je l'espère, ma première mission au service de la nation...

Respectueusement vôtre.

Arsène Lupin

Gentleman espion »

 

 


 

 

 

Un petit avant-goût ?

J’étais Arsène LUPIN... gentleman espion

 

Chapitre 1

Le démon de la tentation

Que le printemps est doux sur la côte d’Azur ! Que la vue m’est exquise sur la Baie des Anges, en sirotant un verre de Champagne millésimé, confortablement installé dans les coussins d’un moelleux fauteuil d’osier, sur la terrasse du tout nouveau tout neuf hôtel Carlton ! J’avais tant besoin de paix et de soleil après cette déplorable affaire du Bouchon de cristal. J’espère que personne ne me regarde, parce que mon visage a dû se crisper sur une expression vengeresse à l’évocation de ce souvenir récent. Affronter et vaincre la duplicité du député Daubrecq m’a épuisé…

− Pardon, monsieur ? Puis-je ?

Je me redresse, dévisage le personnage qui vient ainsi de me tirer de mes pensées, avant qu’elles ne deviennent polluantes. C’est une silhouette ovoïde, celle d’un pingouin en complet-veston typique de notre Belle époque à la française. L’homme a une tête ronde sans cou, la chevelure brune plaquée au gel, dont on admirera l’impeccable raie au milieu. Ce visage doux, sans ride, un peu pâle, est orné d’une moustache noire taillée avec le plus grand soin. Son sourire est de la plus délicate courtoisie et son regard étonnamment malicieux. Il me décortique des yeux en même temps qu’il m’exprime la sympathie la plus sincère.

Mon air surpris l’incite à se justifier :

− Cette terrasse connaît un tel succès à l’heure du thé, qu’il ne reste que cette place-ci, près de vous, si je veux moi aussi profiter du paysage. Permettez que je me présente : Hercule Popeau. Français et…

− Détective de grande renommée. Je vous en prie, M. Popeau. Ce fauteuil vous attendait.

« C’est bien ma veine, me dis-je. Me voici, moi le plus doué des gentlemen cambrioleurs, le seul en fait de mon époque, voisinant et sous peu devisant avec le plus redoutable détective du monde, après Sherlock Holmes toutefois. Toutefois aussi, ce génie des enquêtes affreusement compliquées s’intéresse surtout aux meurtriers, ce que je ne suis pas. Est-il en vacances ou en service commandé ? » Je lui demande :

− Seriez-vous sur une affaire hautement délicate, M. Popeau ? Un crime est-il annoncé pour cette nuit dans une suite du Carlton ?

− C’est bien possible, si mon voisin de chambre ronfle à en faire vibrer les murs comme la nuit dernière. Et vous, monsieur... ?

Son ton me fait remarquer que je ne me suis point présenté. Je vais faire durer le suspense :

− Pareillement, je suis capable de tout quand on assassine mon sommeil. Si donc un ronfleur pousse son dernier râle cette nuit, vous saurez que c’est moi. Sinon, je suis en vacances, comme vous je présume ?

− Moui. C’est cela.

Traduction : « Absolument pas. » Le célèbre détective garde un moment le silence tout en fixant l’horizon bleuté de la Méditerranée. Je fais de même, m’amusant intérieurement de savoir que l’un comme l’autre ne fait que s’intéresser à l’autre. Je dois d’urgence satisfaire sa curiosité ou il sera piqué et commencera à enquêter sur mon compte.

− Pardon, je ne me suis pas présenté. Je m’appelle Balthazar Patouillard, retraité cultivateur…

Il me considère, sans parvenir à dissimuler son étonnement. Il est vrai que je ne ressemble pas vraiment à quelque maquignon auvergnat ou paysan de la Beauce, pour lesquels d’ailleurs j’ai le plus grand respect. Mon grand-père maternel en était un et je l’aimais beaucoup. Non, je me suis choisi pour profil incognito-du-moment une mise de bourgeois qui a largement passé la soixantaine. Fausse moustache grise, faux cheveux poivre et sel, fausses lunettes rondes à monture d’écaille, faux col blanc… enfin bref, tout ce qu’il faut pour qu’on ne me confonde pas avec un voleur de portefeuilles ou quelque escroc à la petite semaine.

Je précise :

− Je veux dire, planteur. J’ai fait fortune dans la banane. J’y serais encore si… (je simule une toux légère) ma santé ne m’avait obligé à me mettre au vert, au bleu de mer plus exactement.

D’une infime inclinaison de tête Popeau me remercie, puis reprend sa contemplation du paysage marin. De quoi diable allons-nous parler, me dis-je ? Lui aussi j’imagine se le demande. J’ai envie de le titiller :

− Vraiment, M. Popeau, vous n’êtes pas sur une enquête ? J’ai ouï dire que vos petites cellules grises ne peuvent s’accorder le moindre repos, au risque de dépérir d’ennui.

Il esquisse un sourire en coin, puis sans me regarder concède :

− C’est tout à fait vrai. Hier, j’ai été sollicité pour résoudre un demi-crime.

− Fichtre, peut-on à demi assassiner quelqu’un ?

− C’est en tout cas ainsi que m’a été présentée l’affaire. J’allais attaquer mon petit-déjeuner, un moment sacré où il faut avoir une raison vitale de me solliciter pour éviter mes foudres, quand une dame d’un certain âge et d’un statut social certain, une baronne pour tout dire, m’annonce qu’on lui a dérobé son collier de perles et de diamants lors de la soirée à l’hôtel Impérial, donnée en l’honneur de… Vous y étiez ?

Il me lorgne du coin de l’œil. Je me contente d’un sobre :

− Non, hélas.

− Peu importent les détails. Cette pauvre lady m’a fait de la peine. C’est une aristocrate, certes loin d’être dans le besoin, mais elle a pour ce bijou un profond attachement sentimental. C’était un cadeau de son mari défunt et seul bien meuble d’un peu de valeur qu’elle posséderait encore, car figurez-vous que cette femme est un ange. Elle a distribué la quasi totalité de ses objets d’apparat et une partie de sa fortune pour la construction et l’entretien d’orphelinats dans un pays d’Asie où elle vécut une grande partie de sa jeunesse. Perdre ce collier revenait à perdre la moitié de son cœur, donc de sa vie, d’où le demi-crime qui deviendra total si la malheureuse meurt de chagrin. Elle m’a supplié de retrouver, non pas le voleur car elle s’en fiche, mais ce souvenir irremplaçable.

− Je vois, et… avez-vous accepté ?

− Pas encore. Sauf si j’avais la conviction que le voleur était du genre gentleman cambrioleur. Un Arsène Lupin, par exemple, exciterait au plus haut point mes petites cellules grises.

Son sourire est franc, tandis que je reste de marbre. Un peu trop sans doute. C’est dans ce genre de circonstances que je mesure la valeur de mes heures d’entraînement à la maîtrise zen de mes émotions. Finalement, je me fends d’une moue pouvant signifier bien des choses, dont un souverain je-m’en-foutisme.

Encore un silence pesant, inconvenant entre deux cerveaux hors norme. J’avise alors, sur le plateau de verre de la table ronde devant nous, un journal oublié par un occupant précédent. Je m’en empare et fais mine de m’y plonger. En vérité, j’y enfouis mon visage, tel l’espion qui fait maladroitement l’autruche. Popeau me glisse malicieusement :

− Vous devriez vous rendre à la page cinq, la rubrique mondaine. On y parle d’un caillou qui assurément rendrait fou d’avidité M. Lupin, puisque nous parlions de lui.

Je file à la rubrique suggérée et lis une brève qui en effet a de quoi faire luire les yeux d’un gentleman cambrioleur. Il est heureux que le détective ne voie pas les miens au travers de mon paravent en papier journal, car il y lirait une convoitise compromettante. Et en effet, sont annoncés la visite à Paris et le séjour à l’hôtel de Crillon du maharadja de Bradjaïpour. Je n’ai jamais entendu parler de ce personnage et me ficherais totalement de cette information s’il n’était rapporté également que le plus gros rubis du monde, le Blood of the dead, qui orne son turban de cérémonie, serait du voyage et offert à la curiosité du public − d’un certain public trié sur le volet, il va de soi − dans l’un des salons de l’hôtel.

− Un rubis, fût-ce le plus gros du monde, intéresserait-il ce cambrioleur de haut vol ? Je croyais qu’il n’était attiré que par les diamants, et les jolies femmes.

Les rubis aussi, au-delà de vingt carats. Or celui de ce maharadja en ferait cinquante-cinq. Et puis, quel défi… !

− Alors ce visiteur exotique n’a pas de souci à se faire, conclut M. Popeau.

− Par surcroît, ce rubis porte un nom peu engageant, le Sang des morts.

− Ce n’est pas son propriétaire qui l’a choisi. Lui l’aurait baptisé Sang de la terre. On raconte que ce sont ceux qui l’ont trouvé qui l’ont appelé ainsi, afin d’évoquer les cent esclaves-mineurs qui sont morts pour qu’il soit ramené à leur maître. Le journaliste qui a rédigé cet article a dû vouloir leur rendre un hommage symbolique, à ses risques et périls car on dit que ce prince indien est un vrai diable vengeur, doublé d’un fieffé mégalomane.

Rien que pour cela, Lupin le dépouillerait volontiers de son joyau le plus précieux. Mais Lupin n’est pas tenté. L’âge sans doute qui commence à peser, car plus j’accumule les années et les exploits, plus je songe à acquérir un petit cottage planté au milieu d’un jardin extraordinaire à bichonner.

− Puissiez-vous être entendu, M. Popeau. Ce personnage semble mériter l’attention du plus fameux voleur de notre belle époque. Si je le croise, je lui en parlerai.

− Moi de même, fait Hercule Popeau en riant doucement.

Si mon travestissement n’était pas parfait, je jurerais qu’il a deviné ma véritable identité. Prudent, je décide de prendre congé et d’annoncer, comme sur un coup de tête :

− Nous ne nous reverrons pas, puisque je rentre à la Réunion demain, mais je le regrette. Faites-moi signe s’il vous prenait l’envie de venir admirer la mer sur cette île lointaine, mais qui vaut le voyage, au moins autant qu’une croisière sur le Nil.

Cette allusion à une enquête que le détective a résolue récemment le flatte agréablement. Il me remercie. Je le remercie. Nous nous saluons aimablement et enfin, ouf !, je m’éclipse.


 

Dans ma suite 112, je retrouve mon fidèle chauffeur, attentionné comme toujours, qui se porte à ma rencontre pour me défaire de mon manteau à col de fourrure et de ma canne à pommeau d’or.

− Monsieur est-il satisfait de ses rencontres ?

− Absolument, mon bon Grognard. Figure-toi que j’ai fait la connaissance d’une sommité dans notre domaine.

Nous échangeons un regard complice. Il doit croire que j’ai pris le thé avec une jeune, séduisante et célibataire cliente de l’hôtel, exerçant le noble métier de croqueuse de diamants.

− Hum, je vois. Dois-je faire mettre au frais un Moët & Chandon, millésime 1900 ?

− Je ne préfère pas. Cette sommité-là est taillée comme un manchot empereur, porte une moustache soigneusement cirée et un costume trois pièces gris souris.

J’aime les expressions d’étonnement de mon fidèle chauffeur, dixit son contrat d’embauche, homme à tout faire pour le reste et ami de si longue date que je ne me souviens plus depuis quand... Ses étonnements donc m’ont toujours réjoui, et flatté. Et inquiété aussi un peu, car Grognard n’est pas seulement un collaborateur zélé, discret et par-dessus tout totalement loyal, il est aussi, une fois coiffé, attifé et grimé, mon sosie parfait. Sa corpulence, son maintien, son éducation, sa voix même ont de quoi troubler mes plus proches relations, au point que certaines sont convaincues que nous échangeons régulièrement notre identité, tels des frères jumeaux. C’est faux, parce que Grognard a un défaut, un seul, il ne sait pas cacher son étonnement. Ses sentiments, c’est bon. Ses peurs, pas de problème. Mais la surprise… Désespérant. Je soupire et il en déduit que je me crois démasqué.

− Vous aurait-il identifié ? Car je suppute que nous parlons du redoutable détective Hercule Popeau. On le dit en villégiature dans le secteur.

− Je le pense, mais sans certitude.

− Je vois. Je prépare les malles. Partirons-nous ce soir ?

− Demain matin. Rien ne presse à ce point. Mais si nous rentrons à Paris, ce n’est pas pour fuir mes mauvaises fréquentations de la Côte d’Azur. (Je lui tends le journal du jour.) Tiens, va voir en page cinq de ce canard, tu comprendras.

Avant de passer par la salle d’eau pour me changer, et de tenue et de tête − pour retrouver la mienne, authentique −, je lui confie une mission :

− Grognard, pourrais-tu, avec la discrétion et l’habileté qui sont tiennes, remettre un cadeau à Mlle Shiva ?

Il me dévisage, juste une seconde − maudit étonnement ! −, puis comprend que je ne saurais partir sans effacer un escamotage de collier, qui s’apparente à une mauvaise action depuis que j’en sais un peu plus sur la victime. La prochaine fois, je me renseignerai mieux avant d’agir.

− Oh ! Nous parlons de cette adorable horreur sur pattes de la comtesse ? Pardon, de la baronne d’Entraigues... Donc, cette restitution, je la fais autour du cou, j’imagine ?

J’acquiesce :

− Avec ma carte pour cette brave baronne, et « Mes excuses pour cet emprunt malencontreux ».

Puis je pars m’apprêter en imaginant avec délectation cette brave aristocrate, très vieille France mais fort drôle, annoncer à son ami Popeau en train de dîner la serviette sur le jabot, que sa petite bouledogue naine et baveuse a retrouvé la moitié de son cœur. Peut-être que si je croise le détective ce soir, j’échangerai avec lui un regard entendu. En attendant, il me faudra réfléchir aux instructions que je devrai lister à l’attention de Grognard pour préparer la future affaire du rubis de Bradjaïpour. Je me délecte par avance du titre que l’on pourrait lire en une du journal L’Aurore : « Lupin encore et toujours au sommet de son art ».

23 mai 2025

Critique 5 * en avant première...

Comment mieux commencer une semaine de " dur " labeur que par une salve de belles chronique pour mon dernier bébé...
(C'est sur Babelio)
Aelynah
J'étais Arsène Lupin : Gentleman Espion
 
J’avais grandement apprécié la plume d’Arthur Ténor lors de sa réécriture de Dracula en novembre dernier. Je n’ai donc pas pu m’empêcher de sauter sur l’occasion de lire J’étais Arsène Lupin grâce à Netgalley.

En 1912 (attention l’année est importante), Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur se retrouve piégé par les services secrets français et envoyé sur une mission. Le professeur Koubiansky a fait une découverte qui semble intéresser toutes les puissances d’Europe. Découverte pour le bien du monde ou au contraire pour sa destruction c’est encore à savoir. Arsène va devoir utiliser toutes ses compétences et celles de son acolyte pour réussir la mission. Mais c’est sans compter un événement historique auquel ils vont se retrouver mêlé.

Outre le mystère concernant la mystérieuse découverte du professeur mais que des indices poussent à envisager néfaste. Le lieu même de cette mission m’a rempli d’impatience et de curiosité.

Nous retrouverons là Arsène Lupin tel que décrit par Maurice Leblanc : intelligent, charismatique, rusé, gentleman mais aussi plein d’humour et de bons mots. Il a aussi pour lui son charme indéniable et surtout cet honneur bien personnel de s’en tenir à ses principes : le premier étant : Arsène Lupin ne tue pas.

Dans cette mission improbable sur un site qui deviendra mortellement célèbre nous allons donc suivre son implication en tant qu’espion pour la république. Fidèle à lui même il se servira de tous ces atouts pour arriver à ses fins, soit sa dextérité à changer de personnages en un éclair, mais aussi son charme et sa rouerie face à l’ennemi trop curieux. Aidé ici de son fidèle acolyte Grognard il nous plongera avec plaisir dans un contexte historique bien exploité, ajoutant du réalisme à l’histoire. Dans cette aventure on ressentira à la fois l’excitation des missions secrètes et la tension liée aux enjeux politiques le tout dans une intrigue captivante mêlant espionnage et aventure.

Là encore Arthur Ténor utilise un personnage connu pour en faire son héros et cela marche. Sa plume, le contexte et son imagination font un mélange étonnant que j’apprécie grandement.
 
J'étais Arsène Lupin : Gentleman Espion
📚 Avis Lecture 📚
Je suis une grande admiratrice du célèbre gentleman cambrioleur, alors impossible de passer à côté de cette sortie !
On découvre un Lupin plus intime, embarqué malgré lui dans une traversée à bord d’un paquebot au destin que l’on devine… je ne vous en dis pas plus 😶‍🌫️
J’ai trouvé ce roman très agréable à lire : la plume est fluide, le rythme maîtrisé, et les interactions entre les personnages bien pensées. L’ajout d’une histoire d’amour, discrète, offre une facette plus humaine et vulnérable de Lupin, tout en conservant son panache, son humour et son sens de la justice.
Ce roman mêle avec habileté aventure, élégance et mystère, avec un petit twist historique très bien intégré. Un bel hommage à ce personnage mythique, dans une version modernisée et accessible aux ados comme aux adultes curieux de le redécouvrir sous un nouvel angle.
Merci infiniment scrineo et netgalleyfrance pour ce service de presse numérique 💙     
Mamzellehippie13 juin 2025
J'étais Arsène Lupin : Gentleman Espion
J'avais adoré "J'étais Dracula" d'Arthur Ténor aussi je suis ravie d'avoir découvert cet autre roman qui part du même principe : raconter la vie d'un personnage de fiction mondialement connu sous un autre jour.
Ici nous découvrons Arsène Lupin qui s'interroge sur son avenir de gentleman cambrioleur quand il se voit confier une mission par les service secret français quelques années avant la Première Guerre mondiale.
J'ai beaucoup aimé ce roman qui mêle fiction et réalité car Arsène va devoir remplir cette mission sur le plus tristement célèbre paquebot de l'histoire : le Titanic. En plus de redécouvrir cette tragédie du point de vue d'Arsène, nous avons également quelques pistes d'histoire sur la découverte d'un médicament qui va révolutionner la médecine.
L'histoire est émouvante par son lieu de narration et sensible à travers les relations entre les personnages notamment Arsène et son fidèle compagnon Grognard.
Entre amitié, amour naissant, et mission secrète le roman est palpitant ! Je le recommande dès le collège.

 

7 mai 2025

Un beau cadeau d'anniversaire...

Un écrivain pourrait-il rêver plus beau cadeau d'anniversaire ? C'est pour le 5 juin, jour de ma naissance. Hâte d'y être...

1912.
Les services secrets français piègent l’insaisissable Arsène Lupin afin de l’obliger à agir pour leur compte. Après une tentative de résistance, le gentleman cambrioleur s’y résout, finalement séduit par l’idée de servir son pays, surtout en ces temps de grandes tensions avec l’Allemagne. Sa mission sera de voler au professeur Koubiansky sa mystérieuse découverte, une invention terrible à ne pas laisser entre toutes les mains.
Ce que Lupin ignore, en relevant ce défi, c’est qu’il va risquer sa vie au cours d’un voyage qui marquera l’Histoire de l’humanité...

 

13 avril 2025

1ère critique pour Lucien en version poche...

Vous avez apprécié, peut-être étudié en classe " Il s'appelait le Soldat Inconnu " ou " Mémoire à vif d'un Poilu de 15 ans " ? Alors je ne saurai trop vous suggérer de lire aussi " Lucien dans l'enfer des tranchées "...

Sur le site Dragonlyre :

https://dragonlyre.wordpress.com/2025/04/12/lucien-dans-lenfer-des-tranchees-arthur-tenor/

DragonLyre
12 avril 2025
Lucien, dans l'enfer des tranchées
" Dans l’introduction, Arthur TÉNOR se présente comme un « hypnotisauteur ». Il explique au lecteur qu’il est sur le point de se glisser dans la peau d’un avatar. Alors qu’il demeure en sécurité, à l’abri de son époque, ce même lecteur va voyager dans le temps et découvrir la Première Guerre Mondiale à travers les yeux et les pensées de Lucien Mathurin, un jeune français laissant sa fiancée et sa famille derrière lui pour rallier les combats contre l’envahisseur allemand. Menuisier de métier, rien ne le prédestinait à la guerre, mais en ces temps obscurs, nécessité fait loi et il se retrouve bientôt à lutter pour sa survie avec ses compagnons d’infortune dans les tranchées au nord du pays.

Ce concept de voyage dans une réalité à la fois virtuelle et historique est renforcé par le choix d’Arthur TÉNOR de rédiger entièrement son roman à la deuxième personne. Un tutoiement destiné à favoriser l’immersion dans le quotidien infernal de Lucien, et qui donne à l’ouvrage un timbre assez particulier. On est à la frontière du « livre dont vous êtes le héros », et des déclinaisons à choix multiples donneront d’ailleurs au lecteur une vision bien précise du genre de choix qu’il fallait faire dans le feu de l’action, et de leurs conséquences possibles. Cette dimension jeu-de-rôle reste toutefois cantonnée à quelques chapitres en fin de récit.

Arthur TÉNOR ne nous épargne rien. Il nous relate l’horreur des tranchées, leur insalubrité, le froid, la boue, la puanteur, les fusillés pour l’exemple, les sens toujours en alerte, les morts incessantes, le no man’s land impitoyable, dernier rempart face à un ennemi acharné, l’intensité des combats et la puissance dévastatrice des armes dans cette guerre qui ne sera tristement pas la der des ders, en dépit de ses millions de morts et de ses régions ravagées. Une terre mutilée par les tirs d’obus, à l’image des gueules cassées qui sont rentrées au pays en ayant tant perdu… L’auteur parsème son texte d’anecdotes, de faits historiques, en nous proposant même un lexique illustré de photos d’époque.

Ce court roman donne vraiment vie au calvaire que cela devait être pour ces jeunes appelés sous les drapeaux d’évoluer dans un tel contexte apocalyptique. Il donne aussi vie aux dilemmes qui taraudaient leur conscience, à l’horreur et la terreur omniprésentes. Doté d’une très grande valeur pédagogique, il est accessible dès le collège, apte à sensibiliser les plus jeunes ainsi que leurs aînés aux dommages collatéraux de la guerre et à leur rappeler l’importance du devoir de mémoire. Un gâchis sans nom évoqué ici sans concession, bénéficiant d’une mise en scène simple et efficace. "
 
Sur Babelio, on trouve aussi cette chronique pour la version grand format, publié le 7 mai 2025. Pour un roman de guerre, dire que c'est une tuerie, c'est tout dire. Merci à son autrice... " [...] Je pourrais vous dire que ce roman est une tuerie mais ce ne serait pas mon jeu de mots le plus glorieux. Je me contenterai donc de vous dire que ce livre a été un énorme coup de coeur, excusez du peu !...

À titre d'introduction, Arthur Ténor nous met dans l'ambiance : allons-y franco, avec nos traits de caractère et nos us et coutumes actuels, et plongeons dans L Histoire. le temps de cette lecture, j'ai cessé d'être Alice pour devenir Lucien : le narrateur ne se limite pas à s'adresser directement à nous, lecteurs, nous devenons le personnage principal. À un moment donné, on prend même part à l'intrigue. Ainsi, à la fin de certains chapitres, c'est à nous que revient la lourde tâche de prendre des décisions qui pourront avoir un impact sur notre destin, passant au chapitre suivant ou avançant ou reculant jusqu'à un autre chapitre. Oserez-vous devenir un vaillant soldat ou succomberez-vous à la lâcheté ?
Le lexique et les photos ajoutés à la fin du livre sont également très intéressants.
Bref, l'auteur est un ténor (désolée, je n'ai pas pu résister) du genre, le style d'écriture étant captivant et retraçant de manière très imagée ce que fut le quotidien des jeunes soldats dans les tranchées.  "
21 mars 2025

Tout nouveau tout neuf...

Vous avez aimé " Il s'appelait le Soldat Inconnu ", chez Gallimard Jeunesse ? Vous avez adoré " Mémoire à vif d'un Poilu de 15 ans " chez Gulf Stream ? Alors, je prends le pari " satisfait ou remboursé " que celui-ci vous plongera encore plus puissamment dans l'enfer des tranchées de la Grande guerre...

Particulièrement, si vous êtes enseignant et que vous utilisiez mes deux précédents romans guerre de 14-18, pour vos cours. Celui-ci est encore plus immersif et documenté, et son coût de version poche le rend accessible à tous...

" Tu t’appelles Lucien Mathurin, heureux fiancé d’Agathe… et bientôt héros de guerre, puisque ce 3 septembre 1914, en réponse à la mobilisation générale, tu es appelé au front.

Après une émouvante séparation d’avec les tiens, tu prends le train en direction de l’Est où tu reçois ton uniforme et tes armes. Ainsi deviens-tu un soldat de la Première Guerre mondiale, l’un de ces braves Poilus qu’on envoie à la bataille de la Marne.

C’est dans ce théâtre de l’horreur absolue que tu reçois ton baptême du feu. La mort, la peur, mais aussi la belle fraternité deviendront ton quotidien. Aucune des atrocités de ce conflit ne te sera épargnée et parfois il te faudra faire des choix. Ne te trompe pas, ton destin en dépendra… "

19 mars 2025

Du mystère de l'insuccès...

Souvent, nous nous interrogeons sur le succès d'un roman, émettant toutes sortes d'analyses, pertinentes et complémentaires, tant est complexe le phénomène en question. Je me suis posé la même question pour l'insuccès de certains de mes livres. Mes hypothèses à moi ne sont pas savantes, mais intuitives. Et parfois, c'est le mystère profond. Ce fut le cas avec ce roman que j'ai publié chez Scrineo en 2015. Pourtant, la couverture est superbe, la diffusion n'a posé aucun souci, les critiques à la sortie ont été excellentes... D'ailleurs, voici la toute dernière publiée hier sur Babelio. Si vous avez une hypothèse...
 
18 mars 2025

 

J’ai beaucoup aimé cette histoire, qui au début commence par une histoire d’amour qui est si puissante qui traverse les frontières de la vie et de la mort, mais qui se mue peu à peu pour devenir à la fin une enquête policière. Et quand cela devient une enquête, le livre devient encore plus génial (malgré mon goût particulier pour la romance)!!! À chaque fois qu’on se dirige vers une piste, il y en a une autre qui surgit. Cela va de rebondissements en rebondissements, normal pour un polar, mais il y en a tant que cela déroute et c’était impossible de deviner qui était le coupable ! En tout cas, c’est un roman que j’approuve vraiment, et je le conseille vivement.
Lien : https://mitsukori.over-blog...
4 mars 2025

Laissez-vous tenter par une petite plongée en Valachie...

C'est sur le site des Chroniques de l'imaginaire :

http://climaginaire.com/#/DetailChro/55446

 

2 mars 2025

" La rumeur tue ! ", à faire lire !

une critique de La rumeur tue ! comme on ne peut en rêver de plus positive.
C'est sur le site Babelio

https://www.babelio.com/auteur/Arthur-Tenor/22449/critiques 

01 mars 2025
La Rumeur tue !

 

Ce roman fera parti de ceux que je n'ai pas pu lâcher avant de les avoir terminer. J'ai vraiment trouvé que cette histoire sonnait juste. C'est fou de lire à quel point la spirale des rumeurs qu'elles soient colportées en ligne ou dans la vie réelle peut-être extrêmement destructice et surtout très vite incontrôlable. J'ai beaucoup aimé chacun des personnages qui ont des rôles pouvant complètement se retrouver en collège. J'ai hâte de partager cette lecture avec mes élèves et d'avoir leur ressenti.
16 février 2025

Instructif pour les fans de vampires...

C'est sur https://www.backtothegeek.com/coin-lecture/roman-jetais-dracula-le-maudit-notre-avis/

" Roman – J’étais Dracula le Maudit – Notre avis

" Si vous nous suivez un peu, vous savez que je suis une grande fan de vampire et de Dracula depuis assez jeune. Tout ce qui touche aux vampires m’attire, sauf Twilight, désolée, cette lecture a été une véritable purge et True Blood que j’ai direct abandonné (que ce soit livre ou série d’ailleurs…) Mais bref, je ne suis pas là pour vous parler déception vampirique mais pour vous présenter une réécriture du mythe de Dracula de Bram Stoker. J’étais Dracula le Maudit d’Arthur Tenor et aux éditions Scrinéo, nous plonge dans la tête de cette figure célèbre qui traverse le temps…   

Un Dracula terrifiant et romantique…

1898… Un Château de Transylvanie… Cela fait des siècles que Dracula n’ai pas vu la lumière de soleil. Il a oublié la chaleur, les couleurs chaudes et le bruit du monde. Il fait venir un jeune historien anglais dans sa demeure, pour retrouver ses souvenirs tombés dans l’abîme du temps. À la place, il trouve un nouveau but… La sœur du jeune homme ressemble férocement à son amour de jeunesse disparue tragiquement. Une perte qui a provoqué sa folie, et fait de lui un monstre.
il faut qu’il aille à Londres. Plus qu’un besoin, c’est un appel. Qu’importe les dangers qu’il encourt, il faut qu’il la retrouve. Qu’il la revoit.
Et si elle était la clef pour sortir de cette malédiction qui l’empêche de profiter des rayons du soleil ?

Contrairement au livre ou au film de Coppola, ici, nous allons suivre l’histoire du point de vue de Dracula. Ici, on va être dans sa tête, à l’instar d’un journal intime. Et ici, Jonathan Harker n’est pas promis à Mina, non, dans ce récit, elle est sa sœur jumelle. C’est Lucie qui tient le rôle de sa future femme. On retrouve bien sûr les personnages du livre, on revit des scènes déjà connues (si bien sûr vous connaissez) mais s’agissant d’une réécriture, il y a des passages inédits, propres à l’auteur.  

On est embarqué dans la lecture comme dans un journal intime. Dracula confie ses pensées, ses états d’âmes, parle de sa condition de vampire. Il n’est pas romancé, même s’il a un côté romantique, cela reste un vampire et j’ai trouvé que ce côté là était vraiment bien représenté. C’est un prédateur mais attention, ici, on ne tombe pas dans le gore ou l’horreur. L’histoire se concentre sur la rencontre de Dracula avec Mina et ça a parfaitement fonctionné avec moi. Je suis faible face à ces vampires ! Et entrer dans la psyché de celui qui m’a fait tomber pour les vampires, j’ai vraiment adoré ! Au-delà de sa condition de vampire, il confie ses états d’âmes, ses peines, ses douleurs… Mais aussi sa puissance et ce qui le rend redoutable.  

Arthur Ténor a une écriture fluide, prenante et qui ne prend pas ses lecteurs pour des jambons, dans le sens où c’est un roman jeunesse (à partir de 13 ans) mais à aucun moment, c’est gnian gnian. Bon je ne sais pas si je m’exprime de la plus claire des façons mais vous voyez l’idée. J’ai beaucoup aimé le récit du point de vue de Dracula, de retrouver un univers connu mais avec des nouveautés. Et pour les plus jeunes qui ne connaissent pas, c’est une bonne entrée en matière. L’illustration du livre est magnifique et colle parfaitement à l’ambiance gothique qui se dégage du livre.   "

29 janvier 2025

Voici de quoi donner du baume au coeur de l'auteur :

https://actualitte.com/article/121674/edition/jeunesse-scrineo-se-lance-dans-le-format-poc

Article d'Actuallité

Jeunesse : Scrineo se lance dans le format poche

Scrineo débarque sur le marché du poche. Si la maison travaille déjà avec des éditeurs spécialisés, comme Pocket ou Le livre de Poche, elle cible un tout autre objectif : rendre plus accessible un morceau de son catalogue de fonds destiné aux scolaires.

Louella Boulland

« On n’a pas l’intention de remplacer les éditeurs poche », rassure Jean-Paul Parif, fondateur de la maison. Avec cette nouvelle collection, Scrineo entend valoriser son catalogue fond, et cibler un public scolaire grâce à un rythme de publication avoisinant les deux parutions annuelles.

« On s’est rendu compte que, pour renforcer notre présence auprès des prescripteurs scolaires, notamment dans les écoles et les collèges, la question du prix était essentielle. C’est ce qui a motivé la création de cette collection poche », nous confie-t-il. Chaque ouvrage sera ainsi proposé au prix de 7,90 €, avec la promesse d’une « qualité littéraire », couplée à « petit prix et un intérêt pédagogique ».

Des livres « soutenus par la prescription »

La valeur éducative des ouvrages édités en poche, Jean-Paul Parif en fait une priorité. Pour ce faire, la maison sélectionne des livres « qui sont encore soutenus par la prescription », et des auteurs qui continuent de rencontrer « un certain succès lors des évènements, comme les salons ou les festivals », souligne-t-il.

Cette nouvelle collection sera inaugurée par Celui qui dessinait les dieux d’Alain Grousset, publié en 2019 et vendu à plus de 5500 exemplaires selon son éditeur, aux côtés de Lucien dans l’enfer des tranchées d’Arthur Ténor, paru en 2021, avec plus de 2500 ventes soldées.

Une première série de titres historiques

 

Tous deux seront disponibles en librairie dès le 20 mars 2025, grâce à une distribution assurée par Interforum. Si le premier ouvrage explore la période de la préhistoire et la naissance de l’art, ce qui en fait un choix idéal pour les lecteurs du cycle 3, le deuxième se concentre sur la Première Guerre mondiale, et s’adresse à un public plus diversifié, la thématique étant étudiée en CM2, en 6e et également en 3e.

« Ces deux titres se distinguent par une écriture soignée et un fort pouvoir immersif », insiste le fondateur de la maison. « Ils possèdent un véritable potentiel sur le marché, que nous espérons maximiser grâce à des prix plus accessibles », ajoute-t-il, qui prévoit de maintenir un rythme de deux publications par an pour cette collection poche.

Couverture des deux premiers livres édités au format poche

Couverture des deux premiers livres édités au format poche
Couverture des deux premiers livres édités au format poche
22 janvier 2025

VideoPitch " J'étais Dracula - Le maudit "

Mais pourquoi donc ai-je voulu incarner le plus célèbre des princes maudits ? Quelques éléments de réponse dans cette nouvelle vidéopitch...

https://www.youtube.com/watch?v=9Al6rwTslcg

20 janvier 2025

Une belle critique à nouveau pour "J'étais Dracula ". Je note, une fois encore, combien subjectifs et différents peuvent être les avis. Ailleurs, j'ai lu une critique (qui n'était pas du tout négative) qui soulignait que les adultes risquaient de ne pas s'y retrouver et que ce roman s'adressait aux 12 ans et +. Et là, je lis qu'il s'agirait d'un "livre young adult ". Le mieux, c'est toujours, TOUJOURS, j'insiste lourdement, de se faire une opinion par soi-même...
C'est sur Babelio :
" En tant que fan du mythe de Dracula, je ne pouvais pas passer à côté de ce roman. Et ce fût une magnifique découverte.
Nous sommes sur un livre young adult et je trouve que c'est une bonne lecture pour découvrir les personnages de Bram Stoker.
Dracula souhaite en découvrir plus sur sa malédiction. Pour cela, il demande à Renfeld de lui trouver un bibliothécaire pour procéder à ces recherches.
Jonathan Harker arrive donc au château de Valachie et commence ses travaux.
Dans la suite du roman, Dracula va à Londres où il retrouve la famille de Jonathan Harker, principalement Mina la sœur jumelle de ce dernier et Lucy sa future épouse. Le personnage d'Abraham Van Helsing est également présent.
En conclusion, c'est un très bon roman et j'ai bien aimé l'écriture d'Arthur Ténor, ainsi que l'ambiance gothique tout au long du livre. "
12 décembre 2024

Carton plein... ou presque sur Babelio pour J'étais Dracula.

Sur Babelio, les critiques s'enchaînent et elles sont... Jugez vous-même...

 

JessieL
J'étais Dracula le maudit

 

Perdu dans son château de Valachie depuis des siècles, Vlad, comte de Dracula s'y ennuie ferme. Et ce n'est pas les rares curieux osant franchir ses portes qui lui sont d'un quelconque réconfort car la réjouissance est bien trop fugace. Tout va changer le jour où il décide d'ouvrir sa bibliothèque à un jeune historien pour lui rafraîchir la mémoire sur son passé. Mais plus que de remuer ses souvenirs, découvrir le portrait de la sœur de Jonathan Harker dans les affaires de ce dernier va le bouleverser au plus profond de lui-même. Qui peut dire ce qu'il ressortira de cette nouvelle obsession.



Avec J'étais Dracula le maudit, Arthur Ténor revisite habilement le mythe de Dracula. Célèbre créature inventée par l'écrivain Bram Stoker qui s'est inspiré de la figure historique de Vlad Tepes, dit l'Empaleur. Arthur Ténor s'est donc réapproprié ce personnage sanguinaire et nous emmène au cœur de son quotidien tissé d'attente et d'une soif insatiable.



Le récit prend cadre à l'ère victorienne nous plongeant dans l'ambiance gothique propice au vampirisme. Celle-ci est d'ailleurs très réussie car teintée de la juste dose de mystère et d'horrifique afin de faire frissonner le lecteur sans pour autant verser dans le gore. C'est toute la finesse et l'élégance de cette plume qui rend ce grand classique de la littérature fantastique finalement très accessible. Ainsi, au fil des pages, on rencontre des protagonistes majeurs du récit originel, à l'image d'Abraham Van Helsing qui nous apparaît une nouvelle fois sous les traits d'un chasseur.



Arthur Ténor est parti du même postulat de base, à savoir la rencontre avec une femme qui fait basculer le destin d'un homme. Si par amour et chagrin, Vlad a renié Dieu le condamnant à devenir un vampire, que peut-il bien arriver à un vampire maudit qui croise la route d'une autre femme exceptionnelle ? C'est toute la question que soulève Arthur dans son roman.



Mais au-delà de son travail de réécriture, au demeurant, fort intéressant, l'auteur s'intéresse ici beaucoup à la figure du monstre. Il n'édulcore en rien l'image du vampire, décrite telle qu'elle est réellement, créature surnaturelle, cruelle et prédatrice.



J'étais Dracula le maudit est une belle découverte qui m'a permis de renouer avec un mythe tellement fascinant. L'intrigue est particulièrement bien ficelée et le récit fort divertissant. Il saura ravir plus d'un public, j'en suis convaincue... suite sur Fantasy à la Carte.
Lien : https://fantasyalacarte.blog..
25 novembre 2024

Trois bonnes raisons, seulement trois...

Si je ne devais vous donner que trois bonnes raisons d'entrer dans la non-vie du plus célèbres des princes maudits... visionner cette courte, très courte vidéo : J'étais Dracula - Le maudit

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Arthur Ténor - auteur jeunesse
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