Arthur Ténor - auteur jeunesse

11 novembre 2021

En ce jour du souvenir...

L'Armistice, c'était il y a 103 ans... presque hier dans nos mémoires.

http://www.histoiredenlire.com/20e-siecle/lucien-dans-l-enfer-des-tranchees.php

 

 

Résumé

Lucien Mathurin est un jeune menuisier, fiancé à la jolie Agathe. Mais le 3 septembre 1914, comme des millions d'autres hommes en âge de se battre, Lucien est mobilisé pour partir sur le front. La guerre a été déclarée et c'est dans la Marne qu'il va livrer sa première bataille. Mais une chose est à préciser : tu es Lucien Mathurin et c'est toi qui va vivre l'enfer des tranchées...

Citations
"Tu fermes un instant les yeux. Sens-tu ce parfum de violette ? C'est celui que ton Agathe a laissé dans ta moustache lors de votre dernier baiser, le plus fougueux, le plus long... le plus triste aussi. Tu jettes un œil bougon vers la fenêtre. Elle est encore sur le quai, elle te cherche du regard. Mais tu ne peux pas t'approcher et te pencher pour lui toucher les doigts, une dernière fois. Tes compagnons de voyage font barrage de leur dos, et leurs bras tendus qui s'agitent te bouchent le peu de vue qu'il te reste sur la foule des familles. Tant pis." p. 20-21

L'avis d'Histoire d'en lire

Avis Lucien, dans l'enfer des tranchées
Souvenez-vous : Arthur Ténor a déjà marqué la littérature historique jeunesse avec deux romans désormais incontournables : Il s'appelait... le soldat inconnu et Mémoire à vif d'un poilu de quinze ans. Egalement directeur de collection aux éditions Scrinéo, Arthur Ténor inaugure une nouvelle collection chez cet éditeur : Vis la vie... L'envie d'embarquer totalement le lecteur au plus près d'un événement historique et du personnage principal, une immersion totale pour ne plus être un simple spectateur. Lucien, dans l'enfer des tranchées est le premier titre de la collection.

Roman 100% immersif
C'est ainsi qu'est décrit ce livre en quatrième de couverture, quand la première de couverture précise "Entre dans la peau de Lucien, poilu de 14-18". Les jeunes lecteurs connaissent souvent les romans-témoignages qui permettent déjà de se sentir au plus près des émotions et du vécu du narrateur.
Le principe de la collection Vis la vie... va encore plus loin. Le lecteur EST le personnage et le livre est écrit à la deuxième personne du singulier pour bien lui faire garder cette place du début à la fin.
Explications et recommandations sont fournies au lecteur dès le début du livre, histoire de ne pas le prendre au dépourvu. Et avant le premier chapitre, il peut s'imprégner de sa nouvelle identité : Lucien Mathurin, 22 ans, soldat de 2e classe, intégré au 20e régiment d'infanterie, et fiancé à Agathe, qu'il faut quitter, le cœur lourd. Le cadre est ainsi posé et le lecteur/soldat part sur le front pendant 14 chapitres.
Dès lors, nous n'avons plus la même attitude en tant que lecteur. Le récit nous happe complètement, ce "tu" constamment repris nous oblige à regarder cette terrible réalité en face, impossible de ne pas se sentir concerné par tout ce qui nous entoure !

Une histoire familiale
Peut-être même croirez-vous que l'auteur a imaginé de toute pièce l'histoire de ce jeune soldat, tout en s'appuyant sur une solide documentation. Eh bien non. Arthur Ténor relate l'histoire de son grand-père paternel. Et immanquablement, c'est cette proximité avec le personnage qui l'amène à avoir les mots les plus justes pour nous faire ressentir ce que ce soldat a vécu au moment de la guerre.

Un roman didactique
Outre l'immersion totale du lecteur dans l'histoire de ce poilu de la Grande Guerre, le roman Lucien, dans l'enfer des tranchées affiche une volonté de transmettre des savoirs, autre que par le récit en lui-même, qui en apporte déjà un certain nombre. C'est ainsi que chaque chapitre est suivi de deux rubriques : "En savoir plus" avec une courte biographie d'un personnage historique important ou des éléments supplémentaires de contexte ; et "Jouer pour retenir" avec des petits jeux, questions reprenant les grandes thématiques des chapitres.
Le récit et ses éléments documentaires se répondent, se complètent et forment un ensemble très riche sur la Première Guerre mondiale, bien que le roman s'arrête en 1916.
Un livre autant pour une découverte personnelle que pour une utilisation scolaire.

Pari réussi pour Lucien, dans l'enfer des tranchées ! Fiction, documentaire, livre-jeu, ce titre est une belle réussite et vient renouveler le genre du roman historique ! A découvrir absolument !

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31 octobre 2021

Une vidéoPitch bien horrible pour l'Halloween...

A déguster le soir avant de s'endormir...

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C'est le jour du Saigneur...

Mince ! Il paraît qu'en ce jour du Saigneur c'est la fête aux morts(vivants), serials killers, maisons hantées et autres joyeusetés du côté obscur de l'humanité. Alors, vous prendrez bien un petit Roman d'horreur. J'ai cinq parfums à vous recommander, le dernier sorti étant le plus... piquant :

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27 octobre 2021

Un nouveau vidéoPitch...

Une zémourade m'a donné envie d'enregistrer un nouveau videoPitch, pour présenter " L'avertissement des abysses ", à l'attention particulièrement de ceux qui pensent ne pas avoir les moyens intellectuels de vérifier les chiffres des scientifiques (sur la réalité du dérèglement)...

 

https://youtu.be/xaX3zibzJUE

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Info pour les enseignants : Prix Samul Paty...

A l'attention des enseignants de collèges de passage par ici, je répercute une info sur un prix pour des projets de classe, que je trouve particulièrement salutaire : Le prix Samul Paty organisé par l'aphg, des professeurs d'histoire et géographie. À diffuser largement si vous en avez l'opportunité :
Le thème en est « Sommes-nous toujours libres de nous exprimer ? »

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25 octobre 2021

Pour égayer ses nuits d'ici l'Halloween...

Chouette, chouette, chouette et hibou ! Une critique vidéo de ce livre exactement comme je pouvais en rêver. Ce qui confirme que ce Roman d'horreur est à lire pour égayer ses nuits d'ici Halloween...

https://www.youtube.com/watch?v=dWpNtwa81ug

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18 octobre 2021

Ma première videoPitch...

Mes chères et chers ami-es lectrices-teurs.
Oublions pour un moment l'horreur qui horrifie et fait pleurer, pour celle qui fait délicieusement frissonner et rire les grands enfants (ou claquer des dents, c'est selon). Je viens de mettre en ligne ma première VideoPitch pour présenter mon prochain bébé littéraire, à venir un peu avant l'Halloween. Ca tombe bien, c'est un roman d'horreur ! C'est très basique-amateur, mais si ça plaît, j'en ferai d'autres... disons, s'il y a plus de deux vues ;) Bon visionnage : https://youtu.be/agrB2ZLMY_Q

Etant donné le succès incroyable de ma première VidéoPitch (douze vues ! ) je me devais d'enregistrer une nouvelle VidéoPitch, celle de mon dernier né : Lucien dans l'enfer des tranchées, également chez Scrineo. Bon visionnage ! https://www.youtube.com/watch?v=QbmWFGE6RyQ&t=3s

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15 octobre 2021

Souvenons-nous, c'était il y a un an...

Triste anniversaire. Il y a un an...
Peut être une image de 1 personne
Cet événement ignoble m'avait inspiré ce texte en hommage à tous les Samuel Paty de la Terre, en fait à tous les enseignants.
Ma déclaration d'infinie gratitude...

 

Arthur Ténor - Ma déclaration d'infinie gratitude...

« Chaque fois que j’y repense, et j’y repense souvent, s’impose à ma conscience le visage de Mme Touzet. Une dame blonde, avec un visage très clair, et qui dans mon souvenir était toujours souriante, mais pas trop, comme une personne naturellement attentionnée. Je n’ai jamais oublié non plus le timbre très particulier de sa voix, profond, venant du cœur dirais-je aujourd’hui.

C’était en 4ème et j’étais complètement à la ramasse. Ma dyslexie n’avait pas été réglée par mon premier redoublement, en 10ème (le CE1), pas plus que par les stimulations psychologiques de certains adultes, pourtant bien intentionnés : « Tu finiras marchand de cacahuètes ! » (parce que nous habitions en face d’un stade où un vieux monsieur fourbu poussait sa charrette de bonbons et de cacahuètes les jours de match. C’était, semblait-il, une vision de déchéance extrême, censée m’électrochoquer la volonté), « Mon pauvre garçon, tu n’y arriveras jamais si tu continues ainsi »... J’avais si bien réussi à les croire que je suis devenu un parfait décrocheur, jusqu’à ce que tombe la condamnation : « Malheureusement, il n’y a pas d’autre solution pour votre fils. Il va falloir envisager la 4ème de Transition », autrement dit la classe poubelle où il attendra d’avoir 16 ans pour qu’on puisse l’éjecter du système scolaire et qu’il aille se faire voir ailleurs, dans un monde de déclassés où l’on se fichera qu’il confonde les p et les q, les c et les s et qu’il s’emmêle les pinceaux avec les doublements de consonnes. J’ai tellement pleuré et protesté pour qu’on ne m’expédie pas dans ce que je savais être le purgatoire des ratés du système, que Mme Touzet a proposé une solution : « Il te reste un trimestre pour te rattraper, et je t’aiderai, mais seulement si tu le veux. » J’ai dit oui. Mes parents lui ont alors demandé si elle acceptait de me donner des cours de rattrapage (en français ) après ses propres cours. Ils ont également sollicité ma prof de Maths – j’ai oublié son nom et je m’en veux terriblement. Les deux enseignantes ont accepté et, se faisant, m’ont sauvé l’avenir.

Quand je repense à cette époque, c’est donc le visage de Mme Touzet qui s’impose, ainsi qu’un souvenir, très précis, très fort : un jour, elle rendait à ses élèves les copies de la dernière rédaction réalisée en classe. D’habitude, mes notes dans ce genre d’exercice oscillaient entre 6 et 10. Souvent moins, jamais plus. Quand vint mon tour, elle se planta à deux pas de ma table et me considéra, longuement ai-je en mémoire, sans doute une ou deux secondes en réalité. Dans ses yeux, je fus saisi par l’inquiétude d’y lire quelque chose ressemblant à du renoncement. Après des semaines de cours de rattrapage, mes efforts – j’étais pourtant devenu un élève studieux – avaient donc été vains ? Et nous étions à l’heure du verdict… Elle posa doucement ma copie sur ma table. 17/20. Je l’ai regardée, tout éberlué. Mais pourquoi donc  avait-elle l’air désolé ? Plus tard, j’ai compris que c’était sans doute parce que le conseil de classe avait décidé que, malgré mon âge et un premier semestre calamiteux, j’étais autorisé à redoubler ma 4ème. Je n’allais plus en Transition. Je reculais juste d’une case. Malgré cela, cette belle victoire semblait être pour elle une semi-déception, non pas à cause de moi, mais d’elle-même, comme si elle avait en partie échoué en ne parvenant pas à convaincre le conseil de classe de me faire passer en 3ème. C’est en tout cas ce que j’ai déduit de son étrange expression.

Ainsi donc, alors que j’étais en train de me noyer, deux profs de collège m’ont tendu la main. Cela a suffi pour que j’aie pu m’extraire, par mes efforts, du marécage de l’échec et de la perte de confiance où je m’enfonçais lentement et sûrement.

Ce n’est pas fini. Car j’ai revu Mme Touzet. Trente ans plus tard, alors que j’étais devenu auteur pour la jeunesse. Son mari, ancien professeur d’histoire-géographie, écrivait des essais historiques. À ce titre, il était invité dans les salons et fêtes du livre de notre région. C’est à l’une de ces occasions que j’ai vu se présenter devant mon stand une dame âgée au visage très clair, légèrement souriant. Mon cœur s’est serré comme une éponge. Je me suis levé de ma chaise. « Madame Touzet ». Elle regardait mes piles de romans en hochant légèrement la tête. Je balbutiai : « Vous vous souvenez de moi ? J’étais l’un de vos élèves en 4ème, je me prénommais alors Christian ? » « Oh oui, très bien. Vous avez fait votre chemin je vois ». Je suis incapable de me rappeler ce que j’ai répondu, à cause de l’émotion sans doute. Ce devait être quelque chose comme : « Oui et... Merci ! Merci du fond du cœur ! Car si je suis là aujourd’hui, à signer mes livres à quelques tables de votre mari, c’est grâce à vous, et à votre collègue de Maths. Grâce à vous, Mme Touzet ! Grâce à vous ! Jamais je ne le répèterai assez. »

Arthur TÉNOR, le 1er novembre 2020

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06 octobre 2021

Chouette ! Dead lines a fait une nouvelle victime...

C'est sur...https://www.takalirsa.fr/dead-lines/

Dead lines

roman d'Arthur TENOR

Tout être humain est propriétaire de son destin.

 

Gulf stream, 2019, 199 p.Gulf stream, 2019, 199 p.

Aurélien est convaincu d'être suffisamment averti pour ne pas se laisser prendre aux pièges du darkweb. Intrigué par l'ego et les mises en garde de l'auteur d'un « livre stupéfiant » en ligne, Aurélien valide l'achat du premier chapitre. À seulement 0,12 €, le risque est maîtrisé. Commence alors une lecture pour le moins immersive. Car s'il peut être captivant de suivre les meurtres dans un roman d'horreur, cela devient plus effrayant lorsque la mort frappe simultanément dans la réalité. Un compte à rebours commence pour Aurélien, devenu malgré lui le héros d'un engrenage macabre. Mais pour sauver les personnages et ses proches, l'auteur n'a pas menti, le prix à payer promet d'être très élevé.

 

(4e de couverture)

Mon avis :

Ce roman d'horreur ne fait pas vraiment peur mais le récit est efficace: comme Aurélien le héros, on est pris dans la lecture de cette histoire dans l'histoire où fiction et réalité se mêlent jusqu'à fusionner dangereusement. L'ambiance est classique: un château médiéval (Teufelfelsen) perdu au milieu de nulle part, une météo de circonstances (tempête) et une légende incontournable, celle d'Elisabeth Bathory, "la comtesse Dracula", aussi surnommée "comtesse sanglante" car elle se baignait dans le sang de jeunes vierges pour garder sa jeunesse.

 

Là où cela devient intéressant, c'est lorsque le roman-feuilleton lu par Aurélien se modifie en fonction de sa réaction de lecteur. Non seulement les personnages décrits sont très proches de la réalité ("L'exactitude des portraits, de sa situation familiale et autres références à son quotidien le plus intime est carrément paranormale"), mais de plus l'adolescent "vit en temps réel le même événement que son jumeau de fiction"... Et lorsque l'événement en question est un meurtre sanglant, la situation devient franchement effrayante!

 

Aurélien va bien sûr s'efforcer "d'ordonner à l'histoire de changer le destin". Mais plus les chapitres avancent, plus grande est la confusion entre ce qu'il vit dans l'histoire et ce qu'il fait dans la réalité. Il y a de quoi perdre la tête! Qui eut cru qu'une addiction à la lecture pourrait avoir de telles conséquences? Et surtout, comment tout cela peut-il bien se terminer? Car si des jeunes de son entourage peuvent apparaître dans son "livre STUPÉFIANT dont vous êtes la victime", Aurélien lui-même peut être un personnage du livre d'un·e autre ("Ça n'en finira donc jamais!")...

Patricia Deschamps, octobre 2021

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11 septembre 2021

Réflexion du jour, en ce 11 septembre maudit...

Sur la personnalité des complotistes.

Des événements dramatiques d’ampleur mondiale, tel qu’un attentat terroriste majeur ou une pandémie, sont pour les sociologues et les psychosociologues une formidable opportunité pour observer les humains en situation de crise, et faire de la recherche sur les déviances diverses et variées et autres bizarreries comportementales qu’on ne peut jamais mieux observer qu’en ces périodes troublées.

À mon petit niveau, j’ai pu faire quelques observations plutôt instructives (enfin, je le crois et veut bien qu’on me contredise si je me trompe). En voici une : dans mon entourage se trouve, comme un peu partout, des gens qui ont plongé avec une facilité déconcertante dans les délires complotistes. J’ai remarqué qu’ils avaient au moins un point commun, ou plutôt un problème commun : un trou dans la personnalité. C’est le besoin, voire la nécessité de le combler, qui produit la fragilité psychologique. Plutôt que de développer une démonstration savante, je donne juste un exemple : lors d’un dîner d’amis la conversation bifurque sur les vaccins anti-covid. Elle s’anime, chacun y allant de ses convictions, inquiétudes, petites blagues pour détendre l’atmosphère… et puis l’un des convives lâche une grosse infox complotiste (du genre « le vaccin tue plus qu’il ne sauve » ou « c’est une pandémie inventée par les dirigeants occultes du monde pour asservir les peuples »). Dès lors, toute la table n’a plus d’attention que pour ce personnage aux convictions délirantes. Jouissant de devenir ainsi le centre de l’attention de tous, ce « provocateur » en rajoute, il persiste, il tient des propos qui font réagir avec véhémence, indignent certains, en font rire d’autres. Peu importe, puisque le temps d’un dîner, son trou de personnalité est rempli de l’importance que tout le monde vient de lui accorder. Il est à noter que ces profils sont très prolixes. Ils noient des idées simples dans des flots de mots et des digressions hors sujets, afin de donner l’impression qu’ils maîtrisent bien leur sujet, qu’ils savent ce qu’ils disent et qu’au fond, les autres qui ne les suivent ne sont que des naïfs manipulés.

Autre exemple. Celui, plus modeste qui se contente de répercuter une ou deux infox captées, il ne sait même plus où, et qu’il répercute sans filtre, en vérité juste pour faire l’intéressant. C’est le célèbre « On ne nous dit pas tout ! » d’Anne Roumanoff, le verre de pinard à portée de main (ce qui est très désobligeant pour le pinard, soit dit en passant. Mais on lui pardonnera tant elle tape juste dans ses sketchs). Car mieux vaut répercuter une grosse bêtise que de n’avoir rien à dire. Cela alimente la conversation et permet là aussi, en se distinguant du tout venant, de combler un petit trou.

Et puis, il y a l’ado qui fera d’Internet son terrain de jeu, car c’est trop drôle de faire circuler de grosses âneries ; il y a toujours des gens pour mordre à l’hameçon. J’ai raconté cela dans ce titre de la collection Engagé chez Scrineo : La théorie du complot.

 

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08 septembre 2021

La collection " Engagé " est née du choc des attentats de 2015...

En ce jour où s'ouvre le procès historique de la barbarie islamiste radicale, nous revient en mémoire cette terrible année 2015. Voici comment j'ai initié cette collection de romans pour adolescents, en espérant qu'elle contribue à apporter à ces esprits en formation, et donc vulnérables, plus encore à l'ère de l'Internet triomphant, sa part de prudence et de sagesse...

" Communiqué d’Arthur Ténor sur la collection Engagé !

L’assassinat de Samuel Paty, et avant cela l’attaque en pleine rue près de l’ancien siège de Charlie Hebdo, ont une nouvelle fois, une fois encore, une fois de trop, rappelé à chaque citoyen jusqu’où peut mener le manque d’humanisme, la haine, l’absence totale de réflexion et de compassion, l’inculture… et les instruments de ces malheurs que sont la perversion de l’information, le manque d’éducation, les réseaux sociaux.

Plus que jamais, chacun doit prendre sa part d’engagement : le politique par sa détermination, le juridique par l’application ferme des lois, l’éducateur par son accompagnement des jeunes en perte de repères, le citoyen par sa parole responsable… mais aussi les écrivains par leurs fictions, et les partenaires éditeurs par leurs publications.

C’est dans cet esprit combatif, et dans l’optique de proposer au monde éducatif des fictions susceptibles de compléter leurs supports pédagogiques que Scrineo a créé avec l’auteur Arthur Ténor la collection Engagé.

Parmi les titres déjà publiés, deux nous paraissent pouvoir apporter une réelle contribution au combat contre la haine assassine et les extrémismes de tout bord. Arthur Ténor nous présente ici le premier, parce que ce récit est né d’un crime, d’une révolte, d’un besoin irrépressible de ne pas en rester là, parce que l’auteur tenait aussi à s’engager dans l’élan national pour la défense de nos valeurs républicaines… comme aujourd’hui !

 

Engagé !

 En 2016, le site littéraire Lirado.fr publiait une interview de moi, suite à la sortie de mon roman Je suis Charliberté !, chez Scrineo. À la première question, «  Dans quel contexte avez-vous écrit ce roman ? L'écriture de ce roman était-elle sur le vif ? », je répondis : « L'éditorial que Tom, le collégien fondateur de Charliberté-Hebdo, lit au tout début du roman relate assez fidèlement mon état d'esprit de révolte, de chagrin, de stupeur dans lequel m'ont plongé les attentats de janvier 2015. S'y est ajoutée cette envie « de ne pas en rester là ». J'ai alors interrompu l'écriture d'un roman de divertissement pour m'interroger, comme Tom : […] Du mal absolu devait surgir le biendu bien, à condition qu'on ne laisse pas l'oubli faire son œuvre. Mais quelle initiative pouvais-je prendre, à mon petit niveau, moi le… […]  l'écrivain pour la jeunesse ? Un roman bien sûr ! D'autres ont dessiné, publié sur les réseaux sociaux, écrit des poèmes… moi, j'ai écrit une histoire, entre la fable et le récit réaliste. »

Ne pas en rester là, pour M. Jean-Paul ARIF, mon éditeur, c’était permettre à des romans évoquant des sujets de société aussi fondamentaux que la liberté d’expression, la vérité, la laïcité ou encore le droit à l’image, de voir le jour.

Un autre roman Engagé fait écho aux dernières attaques terroristes : Guerre des idées au collège. L’assassinat de Samuel Paty m’a remis en mémoire une remarque que je me suis faite après la sortie de ce roman ; c’était la première fois que je recevais des invitations en collège à l’initiative de professeurs d’histoire-géographie – Le plus souvent la demande vient des enseignants de Lettres et des professeurs documentalistes. Parce que pour évoquer avec les adolescents ce complexe et si délicat sujet de la laïcité, une telle fiction est un excellent moyen d’entrer dans ses enjeux concrets, émotionnels, humains. Parce qu’elle parle de leur vie, de ce qu’ils voient, entendent, surprennent au détour d’une vidéo sur Internet.

Communiquer sur cette collection, c’est aussi une façon pour nous « de ne pas en rester là ».

Les titres Engagé :Sur la liberté d'expression...

Je suis CharLiberté-BAT-coul2

 

 Sur le débat " la laïcité au collège " :

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Sur les dangers de la désinformation malveillante :

 

 

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Sur la vulnérabilité de la jeunesse dans le monde du " smartphone roi " :

 

Capture couv Smarphone

Sur le droit (bafoué) à l'image :

 

#trahie_def

À 14 ans, Apolline ne pensait pas qu’Aurian pourrait la remarquer, et pourtant… Depuis cette fameuse soirée, son cœur danse dans les bras de ce lycéen dont elle est folle amoureuse. Mais quand Aurian dépasse les bornes, l’amour vole en éclat. Trahie, l’adolescente vit une véritable descente aux enfers, ne sachant plus vers qui se tourner…  Comment se reconstruire quand les autres sont capables du pire ?

 

Sur les dangers de l’exposition à Youtube :

 

Plat 4 GdY

Sur les conséquences de l’extrémisme…

Couv prov Vert extreme

Valentin, élève de 3ème, traverse ses années collège sans embûches… jusqu’à l’arrivée de Stana dans sa classe, une adolescente aux principes écologistes et vegans affirmés. Lorsqu’il prend sa défense au collège, Stana s’ouvre alors à lui et l’embarque dans sa lutte pour la cause écologiste et vegan auprès de son groupe d’antispécistes : libération d’animaux, actions contre des lieux représentant l’anti-véganisme (boucherie et même fromagerie)…

Mais le jour où le groupe d’activistes mène une action coup de poing au sein du collège, Valentin se demande s’ils ne vont pas trop loin… Et si une cause, même juste, avait des limites à ne pas franchir ?

 

 

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22 août 2021

Chouette ! Chouette ! Chouette !

Histoire de bien commencer la semaine, mon Lucien est présenté de manière plutôt élogieuse dans la revue Histoire Junior. Et sur Babelio.

Dernière critique en date (16 octobre) : sur blOg-O-nOisette

16 octobre 2021

Lucien, dans l'enfer des tranchées

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Lucien, dans l'enfer des tranchées
d'Arthur Ténor

Ed. Scrinéo
Coll. Vis la vie...
2021 / 262 p. / 14,90€

La 4ème de couverture : Tu t’appelles Lucien Mathurin, heureux fiancé d’Agathe… et bientôt héros de guerre, puisque ce 3 septembre 1914, en réponse à la mobilisation générale, tu es appelé au front.

Après une émouvante séparation d’avec les tiens, tu prends le train en direction de l’Est où tu reçois ton uniforme et tes armes. Ainsi deviens-tu un soldat de la Première Guerre mondiale, l’un de ces braves Poilus qu’on envoie à la bataille de la Marne.

C’est dans ce théâtre de l’horreur absolue que tu reçois ton baptême du feu. La mort, la peur, mais aussi la belle fraternité deviendront ton quotidien. Aucune des atrocités de ce conflit ne te sera épargnée et parfois il te faudra faire des choix. Ne te trompe pas, ton destin en dépendra…

Mon avis : Lucien, dans l'enfer des tranchées, est un roman pour ados, d'un genre un peu nouveau. Le lecteur incarne Lucien. Le narrateur s'adresse à lui en disant "tu". C'est un roman "immersif" et documenté. 

Le jeune lecteur pourra lire se roman en étant dans la peau de Lucien, un jeune homme envoyé au front à l'automne 1914. Avec sa compagnie, Lucien va vivre les différents événements historiques : les taxis de la Marne, la bataille de la Marne, les tranchées, les gueules cassées... L'histoire en elle-même n'est pas originale, mais le concept oui ! 

Chaque chapitre correspond à un moment de la vie de Lucien pendant la guerre. A la fin du chapitre, un petit dossier "en savoir plus" présente deux ou trois éléments : un personnage, un événement, une arme... Puis une double-page "jouer pour retenir" propose quelques jeux qui permettent de réviser sur ce qu'on vient de lire, tout cela de façon ludique. 

Le récit est également émaillé de petites notes qui permettent d'éclaircir un point, ainsi que de photos d'époque. Il y en a beaucoup (presque une par double-page). 

A la fin, à la manière des romans "dont tu es le héros", le lecteur doit faire des choix, comme Lucien. Selon le choix opéré, il lit telle ou telle page et la suite de son histoire est différente. 

C'est un roman que j'ai vraiment apprécié lire car il est simple et facile à lire. Il ressemble à beaucoup de livres sur le sujet mais le côté participatif et documenté en fait un roman tout à fait à part. Malgré toutes les indications supplémentaires, je ne l'ai pas trouvé trop didactique, on est vraiment immergé dans l'histoire. 

C'est un roman que je conseille vivement !! Et notamment, on ne peut se le cacher, aux élèves de 3ème qui devront réviser pour le Brevet. Les pages de jeux permettent de réviser sans vraiment s'en rendre compte et d'accumuler des connaissances. (Pour le lycée aussi mais je ne sais plus vraiment en quelle classe on y parle de la 1ère guerre mondiale). 

J'ai hâte de découvrir d'autres livres dans cette collection !

 

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14 août 2021

Lirado.fr, de retour d'un voyage au bout de l'enfer... des tranchées

En ces temps de morts inutiles et des vaines batailles de ceux qui se trompent d'adversaires, voici le récit d'un retour de voyage au bout de l'enfer... des tranchées. Merci à Lirado pour cette chronique des plus encourageantes.

Lucien, dans l’enfer des tranchées d’Arthur Ténor

Age :  12-15 ans
Éditeur : Scrinéo jeunesse
260 pages

Note : 5 out of 5 stars

Le temps d’un récit, nous te proposons de te glisser dans la peau du narrateur pour devenir Lucien Mathurin. Menuisier âgé de 20 ans, tu vis une vie tranquille entouré de ta mère et de ta fiancée, Agathe. Jusqu’à ce 3 septembre 1914 : la sentence tombe, tu es appelé au front. Après des au revoirs difficiles avec ta famille, tu prends le train en direction de Paris et reçois ton premier uniforme et tes premières armes. Tu deviens officiellement un Poilu : un soldat de la Première Guerre mondiale. Puis, direction le champ de bataille, où la violence des combats et les atrocités de la guerre t’attende… 

Les éditions Scrinéo lance une très réussie nouvelle collection : Vis la vie… Le concept est de prime abord un peu déroutant et étonnant, entre le roman immersif et le documentaire historique. Ecrit à la seconde personne du singulier, émaillé de nombreuses photographies, l’auteur cherche ainsi à nous glisser au plus près des émotions de son personnage principal confronté aux soubresauts de l’histoire.

Pour ce premier livre de la collection, c’est Arthur Ténor qui nous propose avec Lucien, dans l’enfer des tranchées, de nous glisser dans la peau d’un soldat de la première guerre mondiale. Aux côtés de Lucien Mathurin, jeune homme menuisier dans la vie civile et obligé de partir combattre en 1914, nous allons vivre l’annonce de la mobilisation générale, l’équipement et la formation d’un jeune soldat, le trajet jusqu’à la ligne de front, les combats, la vie dans les tranchées, les dangers de la guerre… Le lecteur vivra avec lui les ravages de ce conflit terrible et Arthur Ténor ne manquera pas de nous faire ressentir les émotions de son personnage confronté à la mort, à la maladie, à l’éloignement de ses proches mais aussi à la camaraderie et l’entraide entre les soldats.

J’ai beaucoup aimé le concept de cette nouvelle collection. La narration à la seconde personne du singulier est surprenante au départ mais elle nous permet de nous immerger encore plus dans le récit. Chaque chapitre aborde un nouvel aspect de la première guerre mondiale et l’ensemble est en plus documenté et illustré. En effet, il y a des photos d’époque et des explications viennent parfois se glisser dans notre lecture. Chaque chapitre se clôture aussi sur des éléments historiques ou personnes célèbres à connaître ( le tout dans d’une grande accessibilité) et même une double-page de jeux pour enrichir aussi la lecture. C’est hyper ludique et on (ré)apprend énormément de choses sans que le caractère pédagogique de l’œuvre ne soit trop rébarbatif. C’est un format innovant et intéressant, qui offre aussi une autre manière de parler de la première guerre mondiale car l’édition ne manque pas d’ouvrages sur le sujet. Arthur Ténor n’est pas à son premier roman sur le thème, mais celui-ci est donc vraiment novateur et bien conçu. L’ensemble est très réaliste et je pense que le concept à toutes ses chances pour plaire aux jeunes lecteurs !

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09 août 2021

Petite (bonne) chronique estivale...

...en attendant la rentrée.

A propos de La guerre des YouTubeurs : http://blogonoisettes.canalblog.com/

Couv provisoire La guerre des ytbeurs


 

La guerre des youtubeurs
d'Arthur Ténor

Ed. Scrinéo
Coll. Engagé
10,90€ / 2020 / 180 p.

Mon avis : Si j'ai souvent été très critique avec les romans d'Arthur Ténor, j'ai toujours apprécié les thèmes forts et contemporains de ses romans engagés. Celui-ci ne fait pas exception, et il me semble que c'est celui que j'ai préféré ! J'y trouve moins à "redire", probablement parce que ça se passe moins au collège et donc j'y trouve moins d'éléments que je connais précisément. Ici, si Amy et Titouan sont collégiens dans la même classe, c'est surtout à travers YouTube et les réseaux sociaux que se font les échanges. 

Amy est une youtubeuse beauté (qui m'a largement fait penser à Lolita dans C'est pas ma faute de Samantha Bailly et Anne-Fleur Multon) qui est devenue la star du collège depuis que sa chaîne You Tube a décollé. Bon, on peut le dire, Amy est détestable ! Elle est arrogante et ne se rend plus compte des réalités. De plus, elle traite super mal ses camarades, et notamment sa meilleure amie qui l'aide à faire ses vidéos. Titouan, lui, est un garçon plus intéressant. Il aimerait lui aussi percer grâce à You Tube, mais il n'est pas prêt à écraser tout le monde pour y arriver. Il est amoureux d'Amy (c'est le seul aspect qui m'a énervé) et va tout faire pour l'aider quand elle va se faire harceler en ligne. 

Le harcèlement dont est victime Amy va loin, et répond au comportement qu'elle a au collège. Ce roman permet de montrer aux jeunes lecteurs les risques des réseaux sociaux (j'englobe You Tube) mais sans toutefois dire qu'il ne faut pas les utiliser, il est plus subtile. La fin est surprenante mais je l'ai beaucoup aimée ! 

Un roman très intéressant, parfait pour un CDI de collège !

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07 août 2021

C’était écrit ! Dans L’avertissement des abysses...

Voici ce que va nous annoncer le GIEC dans son prochain rapport annuel. Dire que tout était écrit, dans L'avertissement des abysses, dont la lecture est vivement recommandée si vous voulez en savoir davantage sur ce qui nous attend.

Avertissement

https://www.huffingtonpost.fr/entry/climat-des-scientifiques-alertent-sur-linstabilite-du-gulf-stream_fr_610d1b56e4b05f815708eed6

Climat: des scientifiques alertent sur l'instabilité du Gulf stream

L'arrêt progressif du courant marin a et aura des conséquences environnementales désastreuses à travers le monde.

Handout . via ReutersUne image fixe montrant le Gulf Stream autour de l'Amérique du Nord. Une visualisation de certains des courants océaniques de surface du monde de juin 2005 à décembre 2007, fournie dans cette photo par la NASA le 27 mars 2012. 

ENVIRONNEMENT - Alors que le GIEC s’apprête à divulguer son rapport annuel sur l’évolution du climat ce lundi 9 août, des scientifiques pointent du doigt l’un des fameux points de basculement. En l’occurrence, la circulation méridienne de retournement atlantique (AMOC) et la dégénérescence de sa stabilité à cause du réchauffement climatique.

Une étude publiée le 5 août dans la Nature Climate Change dresse un nouveau constat alarmant sur le courant majeur de l’Océan Atlantique, auquel appartient également le Gulf Stream. Les analyses montrent un affaiblissement progressif de son équilibre au cours des dernières décennies.

Le point de non-retour

La circulation méridienne de renversement Atlantique (AMOC) est l’un des principaux systèmes de courants océaniques de notre planète. Il transporte les eaux de surface chaudes des Caraïbes vers l’Atlantique nord, et rapatrie l’eau froide dans le sens inverse. Ce tapis roulant géant répartit la chaleur reçue du soleil et influence les climats dans de nombreuses régions du monde.

Mais la fonte des glaces au Groenland ou en Arctique brouille ce système de renouvellement au Nord. Les calottes glaciaires apportent de l’eau douce au courant, moins dense que l’eau salée, qui a pour conséquence de ralentir le tapis roulant, sans être la seule raison de ce ralentissement.

On savait que le Gulf Stream était à son plus bas niveau de circulation depuis plus de 1000 ans mais la raison de cette dégradation, entre changement de circulation ou perte de stabilité, était encore floue. “La différence est cruciale”, explique Niklas Boers, qui a effectué la recherche “car la perte de stabilité dynamique impliquerait que l’AMOC a approché son seuil critique, au-delà duquel une transition substantielle et en pratique probablement irréversible vers le mode faible pourrait se produire.”

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont analysé huit indices AMOC indépendants, répertoriés à travers l’Océan Atlantique. Ces derniers sont basés sur des données d’observation de la température et de la salinité de la surface de la mer. On parle “d’empreintes digitales”.

“Une analyse détaillée de ces empreintes digitales dans huit indices indépendants suggère désormais que l’affaiblissement de l’AMOC au cours du siècle dernier est en effet susceptible d’être associé à une perte de stabilité”, explique Niklas Boers.

Le chercheur ajoute que “les résultats soutiennent l’évaluation selon laquelle le déclin de l’AMOC n’est pas seulement une fluctuation ou une réponse linéaire à l’augmentation des températures, mais signifie probablement l’approche d’un seuil critique au-delà duquel le système de circulation pourrait s’effondrer.” C’est ce que craignent les scientifiques, le “point de basculement”, celui de non-retour qui apportera des conséquences désastreuses irréversibles. 

Ocean CampusCarte des courants marins

Un effet sur la planète entière

Si le niveau exact de CO2 nécessaire au naufrage de l’AMOC est inconnu, les conséquences d’un tel scénario sont perceptibles. Refroidissement de l’hémisphère nord, élévation du niveau de la mer dans l’Atlantique, baisse globale des précipitations en Europe et en Amérique du Nord ou bien changement sur le niveau des pluies en Amérique du Sud, en Afrique et Asie... La série d’événements catastrophiques se fera ressentir à travers la planète entière. 

Voilà pourquoi Niklas Boers a conclu que “la seule chose à faire est de maintenir les émissions aussi basses que possible. La probabilité que cet événement à impact extrêmement élevé se produise augmente avec chaque gramme de CO2 que nous rejetons dans l’atmosphère”.

Outre ces conditions météorologiques extrêmes, les écosystèmes marins de l’Atlantique ne seraient pas épargnés, apportant des répercussions gravissimes sur les populations d’espèces marines.

 

Posté par arthurtenor à 10:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 juillet 2021

Quand la réalité rejoint la fiction...

Lorsque mon roman de la collection Engagé chez Scrineo, " Smartphone panique ", est sorti en 2019, le logiciel espion Pegasus existait déjà, mais il a bien grandi depuis, s'est démocratisé, et a confirmé que nos smartphones transforment notre vie intime en passoire, percée d'une multitude de petits trous par lesquels tout le monde peut (potentiellement) tout voir et tout savoir de nous. Brrr !

couv Amazon

Avec le logiciel espion Pegasus, "tout le monde pourrait être une cible, c'est ça qui est effrayant"

Article rédigé par
France Télévisions
Publié le 22/07/2021 07:00 Mis à jour le 22/07/2021 14:35
Temps de lecture : 9 min.
Illustration de la surveillance du logiciel Pegasus, commercialisée par la société israélienne NSO, de nos smartphones. (FRANCEINFO / JESSICA KOMGUEN) Illustration de la surveillance du logiciel Pegasus, commercialisée par la société israélienne NSO, de nos smartphones. (FRANCEINFO / JESSICA KOMGUEN)

Le "projet Pegasus" est-il le plus gros scandale d'espionnage depuis les révélations d'Edward Snowden à propos de la NSA ? Réponse avec Asma Mhalla, spécialiste des enjeux de surveillance.

"Si ces faits sont avérés, ils sont très graves." En apprenant qu'un des téléphones d'Emmanuel Macron a pu être surveillé par le logiciel espion Pegasus, pour le compte du Maroc, comme l'a révélé le consortium international de journalistes Forbidden Stories et ses 16 partenaires, dont la cellule investigation de Radio France, l'Elysée a montré son indignation et a promis que "toute la lumière [serait] faite sur ces révélations". Huit ans après le scandale de la surveillance de la NSA mis en lumière par Edward Snowden, le projet Pegasus est "potentiellement pire", selon Asma Mhalla, maître de conférence à Sciences Po Paris. Franceinfo a interrogé cette experte en économie numérique et en techno-sécurité pour analyser le retentissement de ces révélations.

Franceinfo : Les révélations du projet Pegasus sont-elles comparables avec celles faites en 2013 par Edward Snowden ?

Asma Mhalla : C'est un scandale de la même ampleur que celui révélé par Edward Snowden. Pour rappel, après les attentats du 11-Septembre, pour lutter contre le terrorisme et le crime, les Etats-Unis se sont appuyés sur la récupération de la masse de données produites par les plateformes comme les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) pour surveiller à peu près tout le monde. La NSA a capté et récupéré par ses propres services un maximum de ces données, avec des programmes comme Prism, pour mettre en place une surveillance massive. Comme la NSA est une agence gouvernementale, il y avait des procédures spécifiques et des possibilités de contrôle a posteriori malgré l'opacité de ce type de dispositifs de surveillance allégaux, c'est-à-dire qui profitent des zones grises et des vides juridiques de l'Etat de droit.

Avec le "projet Pegasus", l'industrie des logiciels espions est hors de tout contrôle réglementaire. On a un pays, Israël, qui soutient une start-up, NSO Group, parce qu'elle peut lui servir de véhicule de négociation diplomatique. C'est un système public-privé de surveillance inter-étatique. La plupart des Etats se surveillent entre eux, alliés ou non, ou pour le compte les uns des autres. C'est la grande différence avec les révélations d'Edward Snowden qui ne concernaient qu'un pays, les Etats-Unis, avec un système de surveillance développé par l'agence fédérale elle-même.

Potentiellement, le projet Pegasus, c'est même pire que les révélations d'Edward Snowden. Il y a tout un enchevêtrement qui semble compliqué. Nous sommes en train de dévoiler un minuscule pan d'un énorme système opaque et nous ne sommes pas forcément au bout de nos surprises.

Forbidden Stories, le consortium international de journalistes à l'origine des révélations, a eu accès à une liste d'environ 50 000 numéros de téléphone. C'est un chiffre d'une ampleur inédite ?

Le chiffre est énormissime, il y a un changement d'échelle par rapport aux investigations menées jusqu'ici par les associations et certains médias. Mais, par nature, ces activités sont opaques et ces technologies duales, destinées à un usage civil et militaire ou de défense et ont pour vocation une surveillance généralisée. Donc, par rapport au potentiel de ces technologies, c'est dérisoire, parce que le potentiel, c'est nous tous.

"Tout le monde pourrait être une cible, c'est ça qui est effrayant."

Asma Mhalla

à franceinfo

Une telle surveillance massive entre les pays, parfois dits "amis", est-elle surprenante ?

La surveillance a toujours existé, l'espionnage aussi, y compris entre alliés. C'est son ampleur et son industrialisation qui posent problème. Depuis une vingtaine d'années, la surveillance est devenue un business. Avec le projet Pegasus, on voit l'ampleur de la surveillance politique et on rend visibles ces dispositifs de contrôle qui, jusque-là, étaient soit invisibles, soit connus que de quelques acteurs. On se rend compte que des entreprises privées, uniquement dans un but de rentabilité, troquent une forme de liberté contre la persécution de certains journalistes ou d'acteurs de la société civile.

C'est extrêmement problématique. On a une généralisation de la surveillance, que ce soit dans les Etats de droit ou pas. Ces entreprises sont complètement hors de contrôle, elles sont dans une opacité totale et remplacent la loi par le contrat. Ce n'est pas seulement l'Etat qui perd une partie de sa compétence, c'est pire.

"La souveraineté, la surveillance et la répression politique sont devenues un marché."

Asma Mhalla

à franceinfo

En s'appuyant sur ces entreprises privées, la surveillance devient alors possible pour tous les Etats, pas seulement les plus développés technologiquement.

La surveillance de masse basée sur les algorithmes est aujourd'hui l'apanage des Etats avancés technologiquement comme les Etats-Unis ou la Chine, mais avec ce genre d'entreprises privées et ces logiciels, n'importe quel petit pays peut avoir sa NSA sous-traitée.

"Ces technologies deviennent accessibles, là où les pays avec des régimes autoritaires n'avaient pas forcément les compétences ou les fonds pour développer leurs propres dispositifs."

Asma Mhalla

à franceinfo

On industrialise, à bas coût, une surveillance massive. C'est ce qui rend cette perspective désormais possible à terme.

Qu'une société privée intervienne dans l'espionnage pour le compte d'Etats, c'est une nouveauté ?

Asma Mhalla : Absolument pas. Il n'y a strictement rien de nouveau dans le fait que ce soit une entreprise privée qui vende et qui commercialise ce type de technologies. En France, par exemple, nous ne sommes pas du tout à la ramasse avec des entreprises comme Amesys ou Nexa Technologies qui sont des alter ego, en moins sophistiquées, de NSO. 

En mai 2021, on apprenait que la chancelière allemande Angela Merkel et des hauts fonctionnaires français, norvégiens et suédois ont été espionnés par la NSA via le Danemark. Ce système d'écoute et de surveillance n'est donc pas uniquement l'apanage des régimes autoritaires.

Ce qui m'étonne, c'est que ça étonne. Les programmes d'espionnage des Américains en Europe remontent à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, quand ils apparaissaient comme les sauveurs de l'Europe occidentale. L'affaire qui impliquait le Danemark et la NSA était politique et industrielle. Il ne s'agissait pas uniquement d'écouter Angela Merkel et d'autres dirigeants, c'était aussi découvrir les prochaines innovations et le contenu dans le domaine de la recherche et du développement. La surveillance, elle, d'un Etat qui surveille sa population, est un fantasme qui date au moins du XVIIe ou XVIIIe siècle. Jusqu'ici, il était beaucoup trop coûteux. Mais désormais avec un tel logiciel comme Pegasus, c'est à portée de main.

Le processus utilisé par NSO, l'infection, qui prend totalement le contrôle de l'organisme de votre appareil sans que l'utilisateur s'en rende compte, est-il la dernière innovation en terme de surveillance ?

Ces récentes révélations sont intéressantes et importantes, car cela montre une sophistication des outils que la NSA n'avait pas. NSO est à un niveau jamais égalé. On découvre que tous nos outils sont absolument vulnérables, malgré les promesses de chiffrement.

"Les systèmes sont capables d'absolument tout hacker, c'est invisible, indétectable. Il n'y a plus de vie privée." 

Asma Mhalla

à franceinfo

Il n'y a plus potentiellement de garde-fous pour protéger les libertés publiques. La bête sacrifiée de ce scandale, c'est nous, c'est la démocratie, la liberté, notre droit à la vie privée, notre droit à une information juste et équilibrée.

Nos smartphones sont-ils devenus nos "meilleurs ennemis" ?

Il ne faut pas forcément se dire "je dois me méfier de mon smartphone". Que fait-on une fois qu'on a dit cela ? On a besoin de ces outils, on ne peut plus s'en passer car la société est construite autour de ces technologies numériques. La question, c'est plutôt "comment on interdit ce genre de logiciels et leur commercialisation, uniquement pour l'argent sans avoir conscience de l'impact politique ?" Il faut avoir une réflexion politique majeure sur une interdiction ou une réglementation stricte, plutôt que de chercher à réguler à la marge. Il va falloir trancher de manière beaucoup plus claire sur ces technologies invasives car ce sont de véritables armes. 

Pegasus cible des journalistes, des hommes politiques, des avocats, mais aussi des sportifs et des médecins. Pourquoi eux ?

On voit apparaître des logiques contre-insurrectionnelles, c'est-à-dire une surveillance massive de la population de façon à détecter les perturbateurs, afin de les neutraliser. Tout en maintenant la majorité silencieuse. Dans un monde en pleine perturbation, il est logique de voir une inflation sécuritaire de la part des Etats, quelle que soit la nature de leur régime. Il faudrait voir l'implication de ces personnes, leurs réseaux et voir dans quel contexte elles ont été écoutées, quels sont leurs liens... Quel est l'intérêt pour un pays comme le Maroc d'avoir des informations sur François de Rugy ou Eric Zemmour ? Cela n'a aucun sens. Il y en a forcément un, mais comme c'est opaque, cela nous échappe totalement.

La France a vivement réagi mardi, mais peut-on être sûr que le Maroc est bien derrière cette surveillance de personnalités françaises ?

On ne peut pas. On ignore où vont les données captées par Pegasus, qui en fait l'usage et pourquoi ? Le Maroc a d'ailleurs démenti formellement. Cela n'aura pas forcément de conséquences diplomatiques. Il y aura des prises de position officielles, mais il y a trop d'intérêts communs entre la France et le Maroc pour que cela altère leur relation. La politique est aussi une affaire de symboles, la France ne pouvait pas ne pas faire de telles déclarations, mais il y a la réalité de la géopolitique. L'intérêt stratégique de la France, ce n'est pas d'avoir le Maroc à dos et vice-versa. 

Quelles peuvent être les conséquences de ces révélations ?

NSO a une politique de responsabilité pour le moins très vague et contradictoire, qui est en réalité une politique d'irresponsabilité totale. Elle reste une entreprise privée motivée par la rentabilité marchande de ses solutions et protégée par les clauses de ses contrats, au détriment de toute considération éthique, démocratique. Mais avec ces révélations et sous sa forme actuelle, NSO risque de couler.

"Aujourd'hui, on se concentre sur NSO Group, mais il existe de nombreuses autres entreprises privées et start-up de ce type-là qui opèrent dans cette industrie."

Asma Mhalla

à franceinfo

En l'occurrence, NSO est devenue un problème politique pour Israël. Le gouvernement israélien a d'ailleurs monté une "task force" pour gérer les dommages collatéraux de ces révélations. La réputation et l'image du pays sont très sérieusement écornées par ce scandale qui risque de fragiliser durablement ses relations diplomatiques.

Il est toutefois important et heureux de constater la vitalité du journalisme d'investigation, d'enquête et de contre-enquête. Sans ces lanceurs d'alerte, ces associations, ces chercheurs qui fournissent un travail de fourmi depuis des années, ça en serait fini... Ces traditionnelles et nouvelles formes de quatrième pouvoir sont très importantes. Elles sont le cœur du contre-pouvoir démocratique. Ça donne de l'espoir, ça signifie qu'il y a des gens qui veillent et alertent sur les menaces qui pèsent sur nos libertés.

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30 juin 2021

Le rôle de la fiction dans l'éducation aux médias... des adolescents

Pour ceux que cela intéresse, vous pourrez lire une interview à laquelle j'ai répondu pour le Bulletin des Bibliothèques de France.

https://emi.enssib.fr/interview/arthur-tenor

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23 juin 2021

Y a des jours comme ça...

Y a des jours comme ça...
Là, c'est un beau GROS coup de coeur que je découvre. C'est d'autant plus encourageant qu'il concerne le premier titre d'une nouvelle et particulièrement innovante collection chez Scrineo.
Pour ceux que cela intéresse allez découvrir ce titre sur Calaméo :  https://fr.calameo.com/books/000338488c660398bc8f4 
Merci à Histoire d'en lire :
http://www.histoiredenlire.com/20e-siecle/lucien-dans-l-enfer-des-tranchees.php

Lucien, dans l'enfer des tranchées

 
Lucien, dans l'enfer des tranchées
 

Résumé

Lucien Mathurin est un jeune menuisier, fiancé à la jolie Agathe. Mais le 3 septembre 1914, comme des millions d'autres hommes en âge de se battre, Lucien est mobilisé pour partir sur le front. La guerre a été déclarée et c'est dans la Marne qu'il va livrer sa première bataille. Mais une chose est à préciser : tu es Lucien Mathurin et c'est toi qui va vivre l'enfer des tranchées...

Citations
"Tu fermes un instant les yeux. Sens-tu ce parfum de violette ? C'est celui que ton Agathe a laissé dans ta moustache lors de votre dernier baiser, le plus fougueux, le plus long... le plus triste aussi. Tu jettes un œil bougon vers la fenêtre. Elle est encore sur le quai, elle te cherche du regard. Mais tu ne peux pas t'approcher et te pencher pour lui toucher les doigts, une dernière fois. Tes compagnons de voyage font barrage de leur dos, et leurs bras tendus qui s'agitent te bouchent le peu de vue qu'il te reste sur la foule des familles. Tant pis." p. 20-21

L'avis d'Histoire d'en lire

Avis Lucien, dans l'enfer des tranchées
Souvenez-vous : Arthur Ténor a déjà marqué la littérature historique jeunesse avec deux romans désormais incontournables : Il s'appelait... le soldat inconnu et Mémoire à vif d'un poilu de quinze ans. Egalement directeur de collection aux éditions Scrinéo, Arthur Ténor inaugure une nouvelle collection chez cet éditeur : Vis la vie... L'envie d'embarquer totalement le lecteur au plus près d'un événement historique et du personnage principal, une immersion totale pour ne plus être un simple spectateur. Lucien, dans l'enfer des tranchées est le premier titre de la collection.

Roman 100% immersif
C'est ainsi qu'est décrit ce livre en quatrième de couverture, quand la première de couverture précise "Entre dans la peau de Lucien, poilu de 14-18". Les jeunes lecteurs connaissent souvent les romans-témoignages qui permettent déjà de se sentir au plus près des émotions et du vécu du narrateur.
Le principe de la collection Vis la vie... va encore plus loin. Le lecteur EST le personnage et le livre est écrit à la deuxième personne du singulier pour bien lui faire garder cette place du début à la fin.
Explications et recommandations sont fournies au lecteur dès le début du livre, histoire de ne pas le prendre au dépourvu. Et avant le premier chapitre, il peut s'imprégner de sa nouvelle identité : Lucien Mathurin, 22 ans, soldat de 2e classe, intégré au 20e régiment d'infanterie, et fiancé à Agathe, qu'il faut quitter, le cœur lourd. Le cadre est ainsi posé et le lecteur/soldat part sur le front pendant 14 chapitres.
Dès lors, nous n'avons plus la même attitude en tant que lecteur. Le récit nous happe complètement, ce "tu" constamment repris nous oblige à regarder cette terrible réalité en face, impossible de ne pas se sentir concerné par tout ce qui nous entoure !

Une histoire familiale
Peut-être même croirez-vous que l'auteur a imaginé de toute pièce l'histoire de ce jeune soldat, tout en s'appuyant sur une solide documentation. Eh bien non. Arthur Ténor relate l'histoire de son grand-père paternel. Et immanquablement, c'est cette proximité avec le personnage qui l'amène à avoir les mots les plus justes pour nous faire ressentir ce que ce soldat a vécu au moment de la guerre.

Un roman didactique
Outre l'immersion totale du lecteur dans l'histoire de ce poilu de la Grande Guerre, le roman Lucien, dans l'enfer des tranchées affiche une volonté de transmettre des savoirs, autre que par le récit en lui-même, qui en apporte déjà un certain nombre. C'est ainsi que chaque chapitre est suivi de deux rubriques : "En savoir plus" avec une courte biographie d'un personnage historique important ou des éléments supplémentaires de contexte ; et "Jouer pour retenir" avec des petits jeux, questions reprenant les grandes thématiques des chapitres.
Le récit et ses éléments documentaires se répondent, se complètent et forment un ensemble très riche sur la Première Guerre mondiale, bien que le roman s'arrête en 1916.
Un livre autant pour une découverte personnelle que pour une utilisation scolaire.

Pari réussi pour Lucien, dans l'enfer des tranchées ! Fiction, documentaire, livre-jeu, ce titre est une belle réussite et vient renouveler le genre du roman historique ! A découvrir absolument !
23 juin 2021

Y a des jours comme ça...

Y a des jours comme ça...
Là, c'est un beau GROS coup de coeur que je découvre. C'est d'autant plus encourageant qu'il concerne le premier titre d'une nouvelle et particulièrement innovante collection chez Scrineo.
Pour ceux que cela intéresse allez découvrir ce titre sur Calaméo.
Merci à Histoire d'en lire :
http://www.histoiredenlire.com/20e-siecle/lucien-dans-l-enfer-des-tranchees.php

Lucien, dans l'enfer des tranchées

 
Lucien, dans l'enfer des tranchées
 

Résumé

Lucien Mathurin est un jeune menuisier, fiancé à la jolie Agathe. Mais le 3 septembre 1914, comme des millions d'autres hommes en âge de se battre, Lucien est mobilisé pour partir sur le front. La guerre a été déclarée et c'est dans la Marne qu'il va livrer sa première bataille. Mais une chose est à préciser : tu es Lucien Mathurin et c'est toi qui va vivre l'enfer des tranchées...

Citations
"Tu fermes un instant les yeux. Sens-tu ce parfum de violette ? C'est celui que ton Agathe a laissé dans ta moustache lors de votre dernier baiser, le plus fougueux, le plus long... le plus triste aussi. Tu jettes un œil bougon vers la fenêtre. Elle est encore sur le quai, elle te cherche du regard. Mais tu ne peux pas t'approcher et te pencher pour lui toucher les doigts, une dernière fois. Tes compagnons de voyage font barrage de leur dos, et leurs bras tendus qui s'agitent te bouchent le peu de vue qu'il te reste sur la foule des familles. Tant pis." p. 20-21

L'avis d'Histoire d'en lire

Avis Lucien, dans l'enfer des tranchées
Souvenez-vous : Arthur Ténor a déjà marqué la littérature historique jeunesse avec deux romans désormais incontournables : Il s'appelait... le soldat inconnu et Mémoire à vif d'un poilu de quinze ans. Egalement directeur de collection aux éditions Scrinéo, Arthur Ténor inaugure une nouvelle collection chez cet éditeur : Vis la vie... L'envie d'embarquer totalement le lecteur au plus près d'un événement historique et du personnage principal, une immersion totale pour ne plus être un simple spectateur. Lucien, dans l'enfer des tranchées est le premier titre de la collection.

Roman 100% immersif
C'est ainsi qu'est décrit ce livre en quatrième de couverture, quand la première de couverture précise "Entre dans la peau de Lucien, poilu de 14-18". Les jeunes lecteurs connaissent souvent les romans-témoignages qui permettent déjà de se sentir au plus près des émotions et du vécu du narrateur.
Le principe de la collection Vis la vie... va encore plus loin. Le lecteur EST le personnage et le livre est écrit à la deuxième personne du singulier pour bien lui faire garder cette place du début à la fin.
Explications et recommandations sont fournies au lecteur dès le début du livre, histoire de ne pas le prendre au dépourvu. Et avant le premier chapitre, il peut s'imprégner de sa nouvelle identité : Lucien Mathurin, 22 ans, soldat de 2e classe, intégré au 20e régiment d'infanterie, et fiancé à Agathe, qu'il faut quitter, le cœur lourd. Le cadre est ainsi posé et le lecteur/soldat part sur le front pendant 14 chapitres.
Dès lors, nous n'avons plus la même attitude en tant que lecteur. Le récit nous happe complètement, ce "tu" constamment repris nous oblige à regarder cette terrible réalité en face, impossible de ne pas se sentir concerné par tout ce qui nous entoure !

Une histoire familiale
Peut-être même croirez-vous que l'auteur a imaginé de toute pièce l'histoire de ce jeune soldat, tout en s'appuyant sur une solide documentation. Eh bien non. Arthur Ténor relate l'histoire de son grand-père paternel. Et immanquablement, c'est cette proximité avec le personnage qui l'amène à avoir les mots les plus justes pour nous faire ressentir ce que ce soldat a vécu au moment de la guerre.

Un roman didactique
Outre l'immersion totale du lecteur dans l'histoire de ce poilu de la Grande Guerre, le roman Lucien, dans l'enfer des tranchées affiche une volonté de transmettre des savoirs, autre que par le récit en lui-même, qui en apporte déjà un certain nombre. C'est ainsi que chaque chapitre est suivi de deux rubriques : "En savoir plus" avec une courte biographie d'un personnage historique important ou des éléments supplémentaires de contexte ; et "Jouer pour retenir" avec des petits jeux, questions reprenant les grandes thématiques des chapitres.
Le récit et ses éléments documentaires se répondent, se complètent et forment un ensemble très riche sur la Première Guerre mondiale, bien que le roman s'arrête en 1916.
Un livre autant pour une découverte personnelle que pour une utilisation scolaire.

Pari réussi pour Lucien, dans l'enfer des tranchées ! Fiction, documentaire, livre-jeu, ce titre est une belle réussite et vient renouveler le genre du roman historique ! A découvrir absolument !
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Une chouette petite bonne nouvelle...

Comment mieux terminer une année scolaire que par un prix littéraire. Par surcroît, ce sont des lycéens qui ont voté ce qui est une première pour moi. Un bel encouragement, comme on l'imagine... Merci à eux et à ce prix Tatoulu dont les organisateurs sont au top de la gentillesse et de l'efficacité. Ma gratitude également à eux :

http://tatoulu.org/index.php/2021/06/21/prix-2021/

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10 juin 2021

Mon dernier né, une " pépite pédagogique " !

Pourvu que tout plein d'enseignants (mais pas que, bien sûr) passent par ici et que cela éveille leur curiosité...

Ce sont les premiers avis sur Babelio:

Babelio 2

Babelio 3

Babelio 1

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03 juin 2021

Un heureux événement, pour une plongée en enfer...

Chères lectrices et chers lecteurs, chers(ères) ami(e)s enseignant(e)s

Permettez-moi de vous annoncer la naissance ce jour de mon nouveau bébé littéraire. Celui-ci présente quelques singularités qui pourraient retenir votre attention.

Avec mon éditeur, Scrineo, nous avons développé un concept de « récits à immersion littéraire totale ». Disons cela autrement et dans le style que j’ai choisi d’utiliser pour cette narration immersive :

« Imaginez : vous vous appelez Lucien Mathurin. Vous avez 20 ans quand, en ce 1er août 1914, est déclarée la Première guerre mondiale. Vous venez de recevoir votre livret militaire indiquant votre régiment d’affection. Quelques jours plus tard, vous voici sur le quai de la gare, bondé d’une foule joyeuse et émue, et… » C’est parti ! Vous allez vivre le parcours et le sort d’un Poilu de 14 – 18, comme si vous y étiez ! Et pour cause, puisque vous serez Lucien Mathurin.

Ce livre est complété d’une riche iconographie, d’encadrés documentaires, de respirations-jeux et même, lors d’un assaut à Verdun, de la possibilité de faire un choix qui déterminera votre destin, comme dans les livres dont vous êtes le héros.

Pour en savoir plus, je vous invite à en découvrir le début sur le site Calaméo : https://fr.calameo.com/books/000338488c660398bc8f4 

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Une chouette petite bonne nouvelle...

Comment mieux terminer une année scolaire que par un prix littéraire. Par surcroît, ce sont des lycéens qui ont voté ce qui est une première pour moi. Un bel encouragement, comme on l'imagine... Merci à eux et à ce prix Tatoulu dont les organisateurs sont au top de la gentillesse et de l'efficacité. Ma gratitude également à eux :

http://tatoulu.org/index.php/2021/06/21/prix-2021/

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10 juin 2021

Mon dernier né, une " pépite pédagogique " !

Pourvu que tout plein d'enseignants (mais pas que, bien sûr) passent par ici et que cela éveille leur curiosité...

Ce sont les premiers avis sur Babelio:

Babelio 2

Babelio 3

Babelio 1

Lucien, dans l’enfer des tranchées
  19 juillet 2021
Lucien, dans l’enfer des tranchées de Arthur Ténor
 
   
Un livre-documentaire dans lequel Arthur Ténor propose à son lecteur de vivre la vie d’un « poilu », un soldat de la Grande Guerre. Il devient Lucien Mathurin, soldat de 2ème classe prêt à partir au front. Chaque chapitre est constitué de coupures de journaux, photos, affiches pour accompagner le texte dans lequel le lecteur suit le parcours de son « avatar » puis de biographies des personnages évoqués et pour finir de petits jeux pour retenir l’essentiel. C’est très original et novateur et je suivrai avec attention cette nouvelle collection "vis la vie" des éditions Scrinéo qui propose aux jeunes à partir de 12 ans d'incarner un personnage à une époque clé de l'Histoire.

Merci à NetGalley et aux éditions Scrinéo pour cette intéressant lecture.

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