Arthur Ténor - auteur jeunesse

14 septembre 2017

Faire-part de naissance... Blaise Cyrano

Chers amis qui suivaient l'actualité ténorienne, j'ai l'immense joie de vous annoncer la naissance en ce jour de mon dernier bébé. Il s'appelle Blaise Cyrano, c'est un raté, certes, mais magnifique, et pour moi le plus beau. Il faut dire qu'il a de la classe, une élégance du verbe hors norme, une flambloyance... que dis-je une flambloyance ? mieux que cela : du panache !

On lira le premier chapitre ici : http://tenorselivre.canalblog.com/ et dans un message sur ce blog du 10/09 une info bonus.

CYRANO_CV_OK (1)

Il s'appelle Blaise Cyrano, est élève de 3ème dans une petite ville de province. Il est originaire de Gascogne et vient de faire sa rentrée au collège Rostand. C'est un jeune homme à fort tempérament, en apparence sans complexe, cependant malheureux de son visage disgracieux. Il est en effet affublé d'un menton qui, sans être monstrueux, est plus allongé que la normale. Son intelligence supérieure a compensé ce handicap esthétique par une distinction, un raffinement, une culture littéraire et un amour de la langue qui en font un garçon hors du commun, admiré ou détesté par les autres adolescents qui le rencontrent.

Dans son nouveau collège, il retrouve une amie d'enfance qu'il aime d'un amour pur et profond, Roxane qui n'a d'yeux que pour le beau Christian Neuvillette. Cyrano devient l'ami du jovial Ragueneau, mais aussi l'ennemi mortel du détestable Deguiche, une crapule de quartier.

Blaise Cyrano est le digne prolongement d'une dynastie de gens amoureux des belles lettres, du raffinement et des exploits, et à l'image de son ancêtre chevalier de Bergerac… un raté magnifique. Certes, mais avec quel panache !

 

 

 

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12 septembre 2017

La petite bonne nouvelle du jour...

Ca fait toujours plaisir... tout spécialement d'ailleurs pour ce roman sur lequel j'avais tant d'inquiètudes...

http://cdiclorisseaux.over-blog.com/2017/09/une-nouvelle-annee-riche-de-lecture.html

Terroriste...toi ! figure dans la sélection du prix littéraire du Giennois.

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10 septembre 2017

Pourquoi Blaise Cyrano est le raté magnifique...

Pour ceux que cela intéresserait, voici ci-dessous un extrait de mon dernier roman (sorti le 14/09), où l'on peut découvrir comment est venu le sous-titre, Le raté magnifique. Cela permet aussi de se faire une idée du style de ce récit que je crois un peu atypique de nos jours...

Bonne lecture !

(le contexte : cela se passe lors d'une fête de collégiens où Blaise Cyrano a fait des étincelles, notamment pour clouer le bec à des sots par la flamboyance de ses mots... )

Acte deuxième

Au bal des illusions danse le désir avec la naïveté, jusqu’à ce que, « Bas les masques !», ordonne la réalité.

La pluie a cessé et la nuit est à présent totalement tombée, une nuit cristalline qu’un mince croissant de lune baigne d’une clarté diaphane. Tandis qu’au-dedans règne l’agitation joyeuse des fêtards du collège Jean-Rostand, Blaise Cyrano hume à plein cerveau l’apaisement parfumé qui suit le passage de l’orage. Il s’est assis sur les marches du perron du Tivoli et contemple rêveusement la pénombre qui règne sur l’esplanade arborée. La pesante installation à sa droite d’une volumineuse silhouette qui s’installe pesamment à sa droite le fait légèrement tressaillir.

— Pffou ! Quelle soirée ! C’est d’enfer, hein ?

— Je dirais même plus, d’enfer et de damnation.

— On ne t’a pas vu faire beaucoup de mal au buffet, tu n’avais pas faim ?

— Seulement de silence.

— Oui eh bien, regarde ce que je t’ai apporté...

L’attentionné garçon se penche sur sa droite pour ramasser à côté de lui une assiette en carton couverte de friandises et de canapés divers.

— J’ai aussi deux bières, mais tu n’en parles à personne, je les ai planquées juste pour toi et moi.

Il lui offre une des canettes, chapeautée d’un gobelet en plastique blanc.

Blaise considère l’offrande, esquisse un sourire puis, obligé par tant de gentillesse, se force à accepter:

— D’accord. Mais je vais seulement prendre... voyons, une cacahuète, un toast au saumon, une fraise Tagada... et un demi-verre de bière.

Et d’ajouter en riant :

— Avec ça j’ai le repas complet : entrée, plat, dessert et boisson ! Merci Antoine. Tu es vraiment un ami en or, que dis-je en or, en scandium !

— En scandium ? C’est quoi ce truc ?

— Le métal le plus cher au monde. Un minuscule lingot d’un gramme vaut 126 euros.

— Wouhaou ! Merci. Ça me flatte.

Un paisible silence s’instaure, que Ragueneau s’empresse d’assassiner :

— Dis-moi, Blaise, je n’ai pas l’impression que tu as un super moral en ce moment. Ça ne se voit pas, je te rassure, mais pour moi qui te connais bien...

— Depuis un mois.

— Oui, c’est ça. Eh bien, je te trouve... comment dire ?

— Prends ton temps.

— Tu vois bien ce que je veux dire ?

— Bien sûr.

Blaise laisse un soupir de mélancolie lui échapper. Il lève les yeux vers le croissant de lune au-dessus d’eux qui, malgré sa finesse, resplendit dans un ciel bleu de Prusse. Il baisse la tête et, considérant son ombre qui se dessine sur les marches, quasiment à ses pieds, il reprend :

— Non, tout va bien, tant que je ne le croise pas, ou qu’il ne se rappelle pas à mon bon souvenir.

Ragueneau affiche une mine perplexe.

— De qui parles-tu ?

Ils se regardent, et comme s’il avait lu la réponse dans le doux regard triste de son camarade, le gros garçon lance :

— Ah oui, de ton menton !

— Ce n’est pas un menton que ce sabot, c’est une croix... de plomb qui plus est, un boulet, une enclume plantée dans mon cerveau.

— Là, tu exagères !

— En tout cas, voici un douloureux fardeau qu’il me faut porter, non sur le dos, mais sous mon nez, en permanence, telle une pancarte infamante. Si encore il me rendait célèbre, comme celui des frères Bogdanov.

— Mais tu es déjà célèbre, en tout cas dans notre collège. Et après ton exploit de ce soir, ça va causer grave, tu peux me croire.

— Et alors ? Quel intérêt ?

— Quand même... Ce n’est pas ton menton qui t’empêchera de réussir dans la vie.

— Réussir ma vie m’importe davantage.

— Ah ? C’est quoi la différence ?

Blaise redresse le buste puis, imitant la voix d’un prof qui annonce à sa classe une joyeuseté notée sur vingt, il clame :

— Au boulot, Ragueneau. Vous me pondrez dix pages sur le sujet pour lundi !

— Pitié, je ne la reposerai plus, m’sieur ! Blague à part, qu’est-ce que tu attends vraiment de la vie ? Tu sais ce que tu veux faire plus tard ? Moi, ce que je constate depuis que je te connais, c’est que rien n’a l’air de te concerner. Tu survoles, tu batifoles... tu te donnes des airs frivoles.

— Et toi, tu fais des rimes ? Méfie-toi, je pourrais être jaloux.

— Si seulement ça pouvait être vrai. Donc, c’est quoi ton trip... ? ?... Poil au slip !

— Être admirable en tout. Je voudrais faire de ma vie une œuvre d’art et une source de fierté permanente, mais cette difformité qui pend sous ma bouche massacre le moindre espoir qui pointe le bout de son nez. Dans toutes mes entreprises, il a un temps d’avance pour me les saboter. Que je vienne à l’oublier, son ombre sur un mur me gifle la mémoire, et quand je croise un miroir, il a toujours l’air de ricaner de mon infortune... Regarde comme il tire sur les commissures de ma bouche, ne croirait-on pas que ce rictus est un mépris modelé par un sculpteur maladroit ? (Ragueneau fait mine de ne pas partager ce point de vue, mais son expression d’embarras est tellement évidente...) Pour les gens comme toi, les âmes fortes, une telle monstruosité ne sera jamais un handicap à l’amitié, pour les animaux non plus, mais alors pour les moqueurs, les indigents de l’esprit, c’est la fête aux quolibets. Et que dire des filles... ? ?...

— Alors, là, je t’arrête tout de suite ; tu séduis, je peux te le jurer. Tu n’as pas vu comment Cléa te dévorait des yeux ?

— Ah oui ? C’est trop sympa de me remonter le moral avec un tel argument. Mais es-tu sûr qu’elle n’était pas plutôt subjuguée par ma réputation, précédée d’un quart d’heure par mon magistral menton ? (Ragueneau hausse les épaules.) Et quand bien même aurais-tu raison, comment une fille, même sensible comme un moineau qui, comme tu le sais, ne s’éprend qu’une seule fois dans sa vie, pourrait-elle aimer un raté ?

— Un raté, si tu veux, mais un raté magnifique !

Blaise dévisage son camarade, à la fois stupéfait et admiratif.

— Quelle réplique ! On dirait du Cyrano.

. (Il se rembrunit pour poursuivre :

—.) Magnifique ou pas, il s’agit quand même d’un loupé magistral, poursuit-il. Je me répète, une fille pourrait-elle partager un tel fardeau ? Je veux dire, m’aimer d’un amour vrai ? Silence ! Moi seul connais la réponse, et elle est claire : c’est impossible !

Il soupire puis, baissant le regard, conclut dans un murmure :

— Et pourtant, cet amour vrai, moi je le connais...

— Oh ! Ai-je bien ouï ? Monsieur serait-il amoureux ?

— Et alors, est-ce que ce serait si insolite ?

— Ce n’est pas ce que je veux dire. Mais... dis-moi vite de qui il s’agit !

Trahi par lui-même, et heureux que ce soit devant un confident aussi bienveillant, Blaise consent à répondre, par énigme cependant :

— Chez les Cyrano, poètes et chevaliers depuis Charlemagne, on ne sait se perdre que pour la plus douce des créatures. Elle est forcément joyeuse, discrète et pourtant rayonnante. Elle a la finesse des esthètes et l’amour des lettres. Elle est tout simplement belle, en profondeur comme en apparence, belle et vraie. [...]

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En cliquant sur l'image, vous l'aurez en dimension réelle et pourrez lire le texte de 4ème de couverture.

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04 septembre 2017

Chouette ! C'est la rentrée...

Youpi ! C'est un grand jour pour petits et grands. Et l'occasion pour moi d'un petit rappel. On pourrait croire que c'est une cruauté de ma part. Qu'on se rassure, pas du tout ! Malgré, il est vrai, ce titre un peur horrifique. J'invite en particulier les jeunes profs, dont c'est la première rentrée, à le lire, ainsi que le suggère Tiphanie de l'excellent site de critiques littéraires, prof doc elle-même, Lirado.com dans la critique ci-dessous...

Bonne rentrée à tous !

 

Un Prof en enfer d’Arthur Ténor

prof-enferAge : 15 ans et +
Éditeur :  Oskar éditeur (2014)
120 pages

Note : 5 Stars

 

Antoine Vachet vient d’obtenir son CAPES de Français et se retrouve nommé dans un collège de ZEP réputé difficile. Il hérite d’une classe de 4ème difficiles et cumules les crises d’angoisses et les déprimes. A moins que…

Un Prof en enfer est un ouvrage publié chez un éditeur jeunesse mais je crois qu’en réalité, c’est un roman que tout jeune prof devrait lire, plus qu’un public d’adolescents. ça peut surprendre, mais là n’est pas l’essentiel. L’essentiel c’est le fond de ce roman, une vraie surprise, une vraie claque.
Un Prof en enfer, Arthur Ténor m’en avait rapidement parlé lorsque je l’avais croisé au Salon du Livre Jeunesse de Montreuil en novembre 2013. Moi qui venais de vivre ma première rentrée en temps que professeur-documentaliste dans un collège pas classé ZEP mais avec ses soucis, évidemment, ça m’a interpellée et j’avais envie de voir le résultat.
J’ai lu Un Prof en enfer d’une traite, passionnée par ce récit qui me rappelait certains de mes doutes, de mes appréhensions et certaines situations que j’ai pu vivre en début d’année. Cependant, au cours de ma lecture, je trouvais que le roman, était quand même riche en clichés et ça, ça me déplaisait un peu…J’avais l’impression de revivre le livre / le film Entre les murs…Jusqu’à ce que tout s’éclaire !
Sans révéler la surprise finale d’Un Prof en enfer (se serait gâcher), je reconnais qu’Arthur Ténor, sur ce coup, m’a vraiment bluffée. Je ne m’attendais pas à un tel revirement et la fin, m’a finalement totalement convaincue sur l’ensemble du roman. C’est très bien écrit, très bien joué et le lecteur mort à l’hameçon (vous comprendrez en lisant Un Prof en enfer…).
Surtout, j’ai beaucoup aimé le dernier tiers de ce roman qui nous apporte donc sur les ZEP un regard très différent. En tant que prof, la manière dont Antoine Vachet va envisager ses élèves de ZEP, nous parle.
Je crois que ce livre remonte le moral quand on a l’impression qu’on fait mal les choses dans son enseignement et avec les élèves.
Un Prof en enfer est donc une lecture très instructive, qui m’a beaucoup apportée, mine de rien, et m’a fait changer mon regard sur les ZEP, puisque l’année prochaine, j’irai moi aussi faire mon petit tour par là ^^. Mais avec ce livre, et peut-être est-ce une illusion, j’appréhende beaucoup moins ( on verra si je dis toujours ça dans un an !).

A noter qu’Un Prof en enfer est inspiré par la rencontre d’Arthur Ténor avec un enseignant de ZEP en classe de 3ème Défense Globale ( un petit dossier en fin de livre explique ce que c’est) lors d’une rencontre d’auteur avec des élèves de cette classe de 3ème.

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29 août 2017

Le combat des anges... aux anges.

Voici un bel encart sur Pourquoi ? paru dans le dernier numéro du magazine Comment ça marche !

Voici une belle critique du site Les chroniques de Madoka. Un bel encouragement.

http://chroniquesdemadoka.eklablog.com/pourquoi-le-combat-des-anges-fantastique-a131242560

Mon avis : ****

Un récit extrêmement addictif et intriguant !

 

Alors que des festivités sans précédent se préparent dans Paris, une camionnette explose faisant de nombreux morts ! Au milieu des décombres, un magnifique jeune homme nu apparaît… Il est confié aux soins de l’éminent médecin, Louis Mathurel. Ce dernier essaie de le faire parler et à sa grande surprise, le jeune homme semble s’exprimer en grec ancien. Piqué dans sa curiosité, Louis obtient la garde du miraculé et son fils Valentin, un ado un peu rebelle, finit par s’entendre avec lui. Mais bientôt, la famille Mathurel découvre que le jeune homme serait un envoyé des cieux, mis sur Terre pour prévenir les hommes d’un danger imminent ! Valentin va trouver sa voie en jurant de protéger celui qui a maintenant pour nom Asriel…

 

Une intrigue à mi-chemin entre ésotérisme, fantastique et polar !

Le héros de l’histoire n’est pas vraiment Asriel mais plutôt Valentin Mathurel. Toute sa vie, le jeune homme a été comparé à son père et à son frère aîné. Peu doué pour les études, Valentin va enfin trouver sa voie grâce aux confidences d’Asriel mais aussi grâce à la compagnie d’une jeune fille étonnante !

Plusieurs organisations veulent mettre la main sur Asriel pour découvrir ses secrets ! Valentin et son amie vont tout faire pour le protéger tout en tentant de résoudre un msytère qui pourrait détruire l’humanité…

 

Un roman très bien écrit qui vous captive dès les premiers chapitres !

Des héros étonnants et qui révèlent au fur et à mesure des personnalités attachantes !

Un contexte assez sombre qui fait écho aux récents évènements…

 

A découvrir sans attendre !

 

 

 

 

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25 août 2017

Ca fait doublement plasir quand ça vient d'un jeune lecteur...

Le mystère Saint-Exupéry est certainement l'un de mes romans dont je suis le plus fier, et cela me fait doublement plaisir quand je découvre une critique écrite par un lecteur adolescent. En l'occurrence, c'est dans la revue Histoire Junior.

Article St Ex Hist Junior

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19 août 2017

Les premières critiques de " Pourquoi ? Le combat des anges "...

Sur Amazon...

le 22 juillet 2017
 
Si j’ai été un peu décontenancée par les deux premières pages, Arthur Ténor m’a prise dans ses filets très vite et j’ai quasiment lu ce roman d’une traite, complètement happée.
Il n’y a pas une seconde de répit et je serais bien en peine de résumer cet ouvrage tant il est complexe sans être une seule seconde compliqué. En effet, jamais je n’ai été perdue, tellement bien accompagnée par l’auteur. Et pourtant : attentat, dieux, mythologie, bible, confréries, ordres, modernité, adolescence, famille, amour, politique et encore plus… tout se mêle dans un superbe ensemble.

J’ai adoré Valentin et Lisbeth, leurs personnalités complexes, les voir grandir en même temps que tout s’abat sur eux et qu’ils doivent avancer, envers et contre tous.
Ils commencent ce roman en étant adolescents, ils le finissent adultes ou presque.
Nous les suivons pas à pas, découvrant les événements en même temps qu’eux, participant à leurs réflexions.
Asriel est un personnage atypique, une énigme à part entière dont je ne peux malheureusement rien vous révéler dans cette chronique mais il est à découvrir.

Mon seul regret : qu’on oublie aussi vite Cédric… Et le manque total d’empathie de Louis envers lui ce qui est un peu étonnant au vu de son métier.

En résumé, c’est un roman captivant et original qui mérite d’être découvert. Pour moi, l’aventure n’est pas terminé car je dois maintenant faire un choix… cependant, tant que vous n’aurez pas lu le livre, vous n’êtes pas initiés et je ne peux donc pas vous en parler.

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Sur Fantastinet.com

Pourquoi ? – Le Combat des Anges d’Arthur Ténor

Vote Sauvegardé. Moyenne : 7.5/10

Alors que tout le monde s’apprête à fêter le 14 juillet, un attentat fait de nombreuses victimes… Au milieu des décombres, un jeune adolescent semble avoir survécu sans aucun dommage.

Recueilli par la famille Mathurel, celui qui sera appelé Asriel semble intéressé plusieurs groupes…

Un millionième de seconde, c’est le temps qu’il fallut à ce jeune fanatique pour accomplir ce qu’il croyait être son Grand Oeuvre.

Ce roman d’Arthur Ténor démarre sur un sujet plus que sensible à notre époque puisque l’élément déclencheur est un attentat qui n’est pas sans rappeler celui de Nice entre autres et qui pourra d’entrée de jeu mettre mal à l’aise.

Pourtant, Arthur nous fait découvrir un roman sur ce qui semble être le début de l’apocalypse (ou en tout cas une forme) au travers du personnage d’Asriel qui va nous plonger dans des histoires entre prophéties, religions et mythologies. Les personnages entrecroisent leurs vies pour essayer de comprendre qui est Asriel et pourquoi il semble être le centre de l’attention de ces groupuscules.

Pourquoi ? Le Combat des Anges vous plongera donc dans une histoire étonnante et originale.

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04 août 2017

Incipit... pas trop insipide, j'espère.

Je ne l'ai jamais fait, mais l'envie m'en a pris, alors... Voici l'incipit du roman que je viens cet après-midi d'attaquer. Un moment toujours très particulier, mêlant appréhension et excitation. Bref, voici cette première phrase (que je modifierai sûrement plus tard) : " Certains jours, dès les premières notes sibyllines de son réveille-matin zen, une rareté qui tintinnabulait tel un carillon-bambou caressé par une douce brise, Lili ouvrait les yeux, prenait une profonde inspiration… et souriait à la vie. "

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28 juillet 2017

Un triste anniversaire qu'il convient de fêter dans le recueillement...

J'ai failli l'oublier !!!

Ce 28 juillet est l'anniversaire de la mort de Savinien Cyrano de Bergerac à Paris le 28/07/1655. Pourquoi tant d'émotion ? Parce que le personnage le vaut bien, bien sûr, mais aussi parce que (plus prosaïquement) cela me permet d'annoncer un peu à l'avance, la publication à la fin du mois d'août  d'un roman haut en couleurs d'émotions et saveur des mots, dont le héros est un descendant (pourquoi pas la réincarnation) du grand Cyrano de Bergerac. Il s'appelle Blaise Cyrano et, comme son ancêtre, est un... Raté magnifique.

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Dans le collège Edmond Rostand, débarque Blaise Cyrano. Surnommé « Monsieur Molière » à cause de sa maîtrise de la langue française et sa grande culture littéraire, il ne laisse personne indifférent. Car en plus d’un fort tempérament et d’une répartie toujours cinglante, le garçon est affublé d’un menton plus long que la moyenne. Bien que son intelligence supérieure compense son handicap esthétique, Blaise ne parvient pas à déclarer sa flamme à Roxane, qui elle n’a d’yeux que pour Christian Neuvillette, qui lui brille plus par sa beauté que par son intelligence. Mais par amour pour sa belle, ce Cyrano 2.0 décide d’aider son rival, en écrivant à sa place des missives enflammées…

 

 

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16 juillet 2017

Guerre des idées au collège pourrait être un ouvrage de référence...

Je découvre une chronique de Guerre des idées sur le site de référence Lecture Jeunesse.
http://www.lecturejeunesse.org/livre/guerre-des-idees-au-college-arthur-tenor/

 

Guerre des idées au collège

Arthur Ténor
Impression

Scrineo, 2017, 125 p.

Dans la classe de 3e de Thibault, deux camps s’affrontent. Celui de Kristina, d’une part, défend avec ardeur la cause du créationnisme, remettant en cause les théories de Darwin et du Big Bang. Kader, qui voit dans ce mouvement une réelle menace à la laïcité, crée le mouvement des « Tricolores » afin de défendre les valeurs de la République. Malgré les débats organisés par les professeurs, la situation déborde rapidement et Thibault se retrouve au centre de ce tourbillon d’idées et d’arguments, partagé entre ses deux amis.

Arthur Ténor, auteur engagé, aborde avec ce roman un sujet de société très actuel : la laïcité et la place que chaque individu lui donne dans le milieu scolaire. Même si le thème est complexe et la lecture parfois un peu difficile, ce livre peut être un ouvrage de référence au collège car le problème est posé avec humour et sérieux à la fois. La fin, pleine de bons sentiments, permet d’englober tous les points de vue.

Marie-Charlotte Clouet d’Orval

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Trois réponses qui expliquent Pourquoi ?

“Plus personne n’y croyait. Et pourtant, il est sur le point de se produire… le premier acte de l’apocalypse.” Pourquoi ? Le Combat des Anges est le nouveau roman jeunesse d’Arthur Ténor, chez ScriNeo. Se qualifiant lui-même d’explorateur de l’imaginaire, nous avons profité de l’occasion pour lui poser quelques questions.

Bonjour, Arthur Ténor. Vous êtes un auteur prolifique de romans fantastiques pour la jeunesse. Pouvez-vous nous présenter votre nouveauté tout juste parue chez Scrineo, Pourquoi ? Le Combat des anges ?

Reprenons son titre énigmatique : Pourquoi est la question la plus fondamentale que se pose l’être humain depuis la nuit des temps, sans doute parce qu’il éprouve le besoin de tout comprendre. En contrepartie, elle le place devant ses responsabilités lorsque des événements graves se produisent. Ce sera justement le cas dans ce récit qui relate l’acte déclencheur d’un bouleversement mondial auquel plus personne ne croyait : l’Apocalypse. Ce premier acte n’est pas le retour du messie, annoncé dans les Écritures, mais celui de la Table de feu, autrement appelée la « Table de tous les savoirs », cadeau empoisonné fait par Seth (Satan) à l’humanité à l’époque des pharaons. À l’occasion de cet événement, des plus lointaines profondeurs de l’Oubli, le monde des Mystères va extraire des entités inconnues qui seront chargées de permettre à la Table de feu d’accomplir son œuvre, soit pour le meilleur, soit pour le pire du destin de l’humanité. C’est ainsi que débutera le combat des anges, sur la Terre, dans la vie réelle de la France de 2018. Cette lutte subtile et violente impliquera également, et forcément, de simples humains. Les plus importants pour l’avenir de notre civilisation seront des adolescents à qui le « hasard » demandera d’abandonner définitivement leur vie de lycéens et leurs soucis d’ados en pleine crise existentielle, pour devenir en un temps record  de véritables guerriers, au clair avec eux-mêmes. Le plus difficile pour ces anges du réel ne sera pas de survivre, mais de choisir leur camp.

Le lecteur de Pourquoi ? ne va pas seulement suivre une aventure fantastique mouvementée, il aura aussi à s’interroger sur l’avenir du monde et sur lui-même. Par exemple, il pourrait avoir à réfléchir sur la notion de destin et sa maîtrise. Il sera même sollicité à la fin, pour participer à un référendum mondial où il devra se prononcer sur ce qu’il ferait de la Table de feu, s’il venait à en prendre possession.

Quel plaisir particulier retirez-vous de l’écriture pour la jeunesse ?

Ne pouvant acheter en magasin la jeunesse éternelle, je me l’offre en virtuel à travers mes héros et leurs aventures. L’écriture, ce n’est pas seulement un moyen de l’obtenir, c’est aussi une source de pur bonheur, comme la pratique d’un sport ou d’une activité manuelle. Et puis c’est mon métier, un métier de passion qui me faisait tant rêver avant de l’exercer à temps plein.

Quels ont été les auteurs, les titres qui vous ont le plus inspiré ; ceux qui vous inspirent aujourd’hui ?

Durant mon apprentissage d’écrivain, qui a tout de même duré 20 ans (et qui continue d’ailleurs), j’ai eu quelques maîtres : Henri Verne (le papa de Bob Morane), puis Tolkien, et un grand monsieur que j’ai eu le bonheur de rencontrer, René Barjavel. De ces monuments de la littérature j’ai appris énormément, outre le plaisir que j’avais à dévorer leurs œuvres. Il y a eu bien sûr aussi beaucoup d’autres belles rencontres littéraires (les grands auteurs classiques, par exemple). Depuis quelques années, je découvre quelques contemporains dont la plume m’enchante (Patrick Rambaud, Eve de Castro ou Ysabelle Lacamp.) et de  nombreux auteur(e)s jeunesse, que je ne citerai pas tant ils sont nombreux, et par peur d’en oublier.

Merci !

Pourquoi ? Le Combat des Anges, d’Arthur Ténor chez Scrineo, 480 pages, 17,90 euros.
Lire un extrait et commander un exemplaire sur le site de l’éditeur

 

Pourquoi ? Le Combat des anges, par Arthur Ténor

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05 juillet 2017

Un avis, très fort, sur " Terroriste... toi ! "

C'est sur http://milleviesenune.com/terroriste-toi-arthur-tenor/

Terroriste

Mon avis

Avec un sujet pareil, on se doute bien que la lecture sera difficile. On repense au Bataclan, à Bruxelles, au marché de Noël de Berlin, …
Le roman se divise en trois parties : la préparation, l’assaut et l’après. J’avais la gorge serrée et l’estomac noué tout au long de ma lecture, j’avais envie de me dire que “c’est pas vrai, non”. Mais si c’est vrai. Malheureusement, c’est terriblement d’actualité et cela ne rend que la lecture plus difficile.

Et pourtant, je suis allée jusqu’au bout et j’ai même terminé ce roman avec un sentiment positif. “Terroriste … toi !” est nécessaire. L’épilogue sonne terriblement juste et l’un des personnages a des paroles qui font sens et qui résonnent. On pourrait se laisser aller à la haine mais au vaut bien plus que ça. On ne va pas les laisser gâcher tout, on ne va pas se comporter comme eux.

Arthur Ténor termine son roman en lançant des pistes de réflexions. Il est très bien documenté et aide ceux qui sont perdus à voir comment une telle chose peut arriver, comment l’on peut tout plaquer et rejoindre le mauvais côté. Un roman à lire, tout comme l’est la bande dessinée L’Appel, dont je vous parlais il y a peu.

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29 juin 2017

Faire-part de naissance... Pourquoi ?

Ce jour, j'ai l'immense bonheur d'annoncer la naissance de mon nouveau bébé, et quel bébé ! 473 grammes, pour 444 pages. 

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Pour fêter joyeusement l'événement l'éditeur Scrineo propose un jeu de l'été dont vous trouverez les détails sur son site : http://www.scrineo.fr/grand-jeu-de-lete-2/?utm_campaign=shareaholic&utm_medium=facebook&utm_source=socialnetwork. C'est en même temps un référendum planétaire.

Pour lire un extrait du livre : https://fr.calameo.com/read/000338488267f4d501ec7

Par ailleurs, sachez que dans le même temps, va sortir un autre joli bébé (couverture ci-dessous). Ce sera le préquel du premier, et portera le joli nom suivant " Le cadeau de Satan ". Ce récit se déroule au Moyen Age, en 1314, précisément à la fin du règne de Philippe le Bel (Le combat des anges se passe, lui, en 2018).

le cadeau de satan plat 1 sans flamme milieuNotez bien. Ce livre sera proposé sur le site de Scrineo en version e-pub et en tirage papier à la demande, mais pas diffusé en librairie.

En voici la présentation : " Nicolas était jusqu’à ce jour d’avril 1314, un adolescent joyeux et turbulent, satisfait de sa paisible condition de moinillon. Mais il fallut que le sort, Dieu ou le diable, remette entre ses mains l’objet le plus maudit, le plus dangereux, le plus… tentant de la Création. Pour les alchimistes il était la Table de feu, pour les Templiers Le cadeau de Satan. Nicolas va vite découvrir qu’être le gardien de cette œuvre indestructible et immonde n’est pas une partie de plaisir. Oubliée l’insouciance de la jeunesse, finies les joies simples de la vie monastique, il est désormais un fugitif coursé par les pires limiers de son époque. Et il va devoir se transformer en un guerrier redoutable, tout en préservant la pureté de son âme. Comme si cela ne suffisait pas, on lui a confié la protection de la pétulante et indomptable Aliénor de Montnohant… "

 

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24 juin 2017

Un petit coup de coeur en passant... des collégiens de Clamart

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20 juin 2017

POURQUOI ?

Il arrive, il est presque là, alors que plus personne n'y croyait... le premier acte de l'Apocalypse.

            " Plus personne n’y croyait. Même les religieux ne l’attendaient plus. Et pourtant, il est sur le point de se produire : le premier acte du Jugement dernier.

 

            Il  s’ouvre sur l’apparition spectaculaire d’un jeune éphèbe, s’exprimant en grec ancien, brutalement extrait de l’Oubli, la plus profonde contrée du Tartare. Cet « ange de l’Oubli », fils de Clotho l’une des trois fileuses du Destin, n’est pas venu sur la Terre pour parler aux hommes, en prophète de l’Apocalypse, mais pour accueillir le retour à la vie d’une « chose »  en sommeil depuis 1314. Les Templiers qui en avaient la garde l’avaient baptisée, Le cadeau de Satan.

 

            Dès lors que cet événement ce sera produit, entreront en scène les autres protagonistes de ce premier acte : ce seront d’abord deux confréries secrètes et rivales, puissantes et déterminées, puis viendront des adolescents ordinaires que le Destin a choisis pour être formés et armés afin d’assurer leur mission où le moindre risque sera d’y laisser la vie.

 

            Enfin, surviendra l’autre créature de l’Oubli. Celle-là se prétend fils d’Atropos, « l’implacable », qui coupe le fil du Destin. Elle sera pour l’humanité l’ange de l’Apocalypse, autant dire celui par qui la fin arrivera… inéluctablement. "

 

 

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Souhaitez-vous participer à ce sondage planétaire ?

A l'occasion de la sortie de mon prochain roman (thriller pré-apocalyptique grands ados), nous lançons avec l'éditeur Scrineo un sondage planétaire, dont voici le communiqué...

 
 

 

  Plus personne n’y croyait. 

Et pourtant, 

il est sur le point 

de se produire… 

le premier acte 

de l’apocalypse.

 

 

 Parution le 29 juin 2017

 

 

 
 

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30 avril 2017

Un chouette coup de coeur pour une guerre des idées bien d'actualité...

C'est sur le site Juste le temps d'un instant : https://justeletempsduninstantblog.wordpress.com/2017/04/28/guerre-des-idees-au-college-laicite-en-danger/

Guerre des idées au collège – Laïcité en danger

Bonjour,

Aujourd’hui petite chronique d’un petit livre : Guerre des idées au collège – Laïcité en danger de Arthur Ténor.

 

Guerre des idées au collège – Laïcité en danger

Auteur : Arthr Ténor

Année de publication : 05 janvier 2017

Éditions : Scrineo

Nombre de pages : 125 pages

Prix : 8.90€

Quatrième de couverture :

Avant que tout bascule, Thibault coulait une vie de collégien cool, partagée entre ses après-midi jeux vidéo avec son ami Kader et ses rêveries autour de la belle Kristina.

Un quotidien des plus tranquille ! Jusqu’à ce qu’éclate une virulente guerre des idées au sein du collège, entre insolite courant de pensée religieuse, les Mèches blanches, mené par Kristina, et de vigoureux défenseurs de la laïcité, conduits par Kader. Voici Thibault pris entre deux feux, deux définitions incompatibles de la liberté de penser, deux visions du monde inconciliables…

Comment trouver sa place au milieu de tout cela ? Comment ramener la paix dans les esprits pour que les cœurs, enfin, se parlent… et plus si affinité ?

 

A vous de découvrir la suite !

L’origine de ma lecture

C’est grâce à Babelio et l’opération Masse Critique que j’ai pu lire ce petit livre très intéressant. C’est toujours un grand honneur que de faire partie des sélectionnés. Je les remercie donc énormément. J’ai commencé ma lecture la semaine dernière, en fin de semaine, et je l’ai dévoré en une soirée. Nous sommes ici en présence d’une lecture jeunesse. Attention donc aux quelques choix de facilités de l’intrigue qui peuvent perturber un peu les adultes mais beaucoup moins les adolescents.

Personnages

Thibault est ici le personnage central. Il nous raconte son histoire, les événements qui viennent troubler sa vie paisible de collégien de troisième. Sans superflu, il nous exprime ses sentiments, qui auraient pu être un peu approfondi. C’est un personnage simple et intéressant, tiraillé par ses sentiments. Thibault a été élevé dans les préceptes de sagesse bouddhistes inculqués par sa mère. Il se trouve pris entre deux feux,  entre deux personnes, deux mouvements : Kristina, leadeuse du clan des Mèches Blanches, prônant  le créationnisme et Kader, créateur du mouvement des Tricolores, partisan d’une laïcité sans compromis. Kader est le meilleur ami de Thibault. Fondateur du mouvement des Tricolores du collège.

Ma rentrée en classe de troisième a été un pur bonheur. Outre que j’y ai retrouvé mes copains et quelques filles sur lesquelles j’avais flashé, j’avais l’impression d’entrer dans l’antichambre de la cour des grands. Ce serait ma dernière année avant le lycée et avant que ne commencent les choses sérieuses, et je ne pensais pas seulement aux études – l’autonomie, la liberté, la considération qu’on porte aux grandes personnes, c’est important aussi.

Dans mon entourage relationnel, je ne comptais qu’assez peu d’amis proches, mais une foultitude de connaissances avec lesquelles j’entretenais des relations ludiques, épisodiques et… érotiques quand il s’agissait de filles. L’honnêteté m’oblige à préciser que cet érotisme se situait principalement au niveau fantasmatique, car pour le reste… J’étais alors profondément et désespérément célibataire. Non pas que je sois spécialement moche – un grand brun aux yeux marron, rieurs et doux. Allure un peu dégingandée, mais pas maigre ! Y’a du biceps, mais point trop. J’ai un nez un peu long à mon goût, mais un sourire qui tue… Bref, je suis dans la bonne moyenne – ni timide, ni maladroit… quoique, ça, si un peu. La vérité, c’est que je suis difficile. En toute relation, pour m’engager, je dois apprécier autant le contenant que le contenu, c’est-à-dire la personnalité, le caractère, mais pas forcément le QI. Les pouffiasses vulgaires, les pimbêches ou les précieuses ridicules, je les laisse à ceux qui leur ressemblent. Je suis donc exigeant.

Le style de l’auteur est simple et accessible. L’histoire est racontée à la première personne du singulier, sous le point de vue de Thibault. Cela permet au lecteur de s’immerger très rapidement, ce que j’ai fait. Une soirée et le livre était fini. Le vocabulaire m’a semblé accessible aux adolescents. Quelques mots peut-être un peu compliqués mais il me semble qu’un bon dictionnaire devrait faire l’affaire Je pense que Arthur Ténor aurait peut-être pu développer un peu plus l’histoire, l’expliquer. Cependant, ce n’est juste qu’une envie pour que la lecture se prolonge.

Le petit plus de l’histoire : Une histoire qui se lit rapidement, le sujet abordé.

Le petit bémol de l’histoire : Un dénouement trop rapide.

J’ai découvert un auteur que je ne connaissais pas (c’est évident si je le découvre^^) mais je n’hésiterai pas une seule seconde à l’avenir, à lire ses autres ouvrages si j’en ai la possibilité. Je le ferai avec plaisir, et pourquoi pas d’autres thèmes, ou bien des thèmes similaires ? A voir donc.

Pour résumer : Un coup de cœur !

Petit plus pour les parents ou les professionnels :

N’hésitez pas à utiliser Guerre des idées au collège pour travailler autour de la laïcité, mais aussi, pourquoi pas, l’endoctrinement.

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25 avril 2017

Lu sur le site histoire d'en lire : " Terroriste... toi " des plus instructives...

Terroriste

Lien : https://www.histoiredenlire.com/21e-siecle/terroriste-toi.php

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18 avril 2017

Une belle chronique sur le mystère Saint-Exupéry...

C'est sur le site https://www.takalirsa.fr/le-myst%C3%A8re-saint-exup%C3%A9ry-d-arthur-t%C3%A9nor/

Le mystère Saint-Exupéry

Arthur TENOR

Si je devais disparaître en mission de guerre, ce serait bien parce que tel était mon destin.

Scrinéo, 2016, 126 p.Scrinéo, 2016, 126 p.

31 juillet 1944.

Le célèbre écrivain Antoine de Saint-Exupéry fait partie de l'escadrille de reconnaissance française basée en Corse. Son rôle consiste à piloter un avion d'observation afin de photographier pour l'armée des zones sensibles.

 

A 44 ans, Saint-Exupéry est considéré comme "le plus vieux pilote de guerre au monde" par ses co-équipiers : miraculé de plusieurs crashs, il est fatigué et mal en point, ce qui ne l'empêche pas de monter à nouveau dans son avion ce matin-là.

 

Mais au même moment, un jeune pilote de la Luftwaffe, Horst Rippert, s'envole dans son Messerschmitt pour sa propre mission : prendre en chasse les avions alliés...

Mon avis :

L'émouvant rendez-vous du célèbre écrivain avec la mort.

C'est un homme courageux et déterminé que l'on découvre dans ce court roman, vaguement résigné aussi : "Aux yeux de tous les quidams qu'il croisait à cette époque, ce pilote était un grand type fatigué, mais nimbé de l'aura de mystère des hommes célèbres qui ont beaucoup vécu, et de ces écrivains qui savent inventer des histoires incroyables qui font rêver le monde entier." Il en résulte une drôle d'atmosphère, entre fatalité face à ce qui va arriver (avec ce sentiment que Saint-Exupéry s'y attendait), et respect admiratif de l'auteur (Arthur Ténor) pour cet homme "qui cumulait les singularités et les expériences". On sent que Ténor est passionné par le personnage, qu'il s'est documenté, car il ne se contente pas de relater ce dramatique épisode : le récit est enrichi ici et là d'éléments biographiques et surtout de nombreuses références au Petit Prince qui reste l'oeuvre majeure de l'écrivain.

 

Pour beaucoup, "cet homme est une énigme". Méditatif, il est souvent "ici et ailleurs, sans doute entre ciel et terre...", réflexions qu'il livre dans Citadelle, son manuscrit inachevé confié la veille du vol fatidique à René Gavoille, son chef d'escadrille et ami, ce qui fait dire à ce dernier que "ce geste ressemblait davantage aux adieux d'un suicidé". La théorie semble cependant exagérée : Saint-Exupéry n'a-t-il pas plutôt voulu "choisir sa manière de vivre, y compris ses derniers instants", exprimant le "cher désir de mourir entre ciel et terre, plutôt que vieux corps malade" ? Car l'homme est connu pour son refus de rester "enfermé dans une vie sans danger, sans aventure, autant dire sans rêve", "chacun savait que c'était dans l'action et le vol qu'il se sentait vraiment lui-même". Perclus de douleurs, le bras gauche quasi paralysé, sujet à des migraines et des vertiges, il se sait épuisé physiquement. Moralement aussi, puisque l'avenir du monde lui fait peur.

 

En face, ironie du sort, un Allemand qui vénère Vol de nuit, le roman de Saint-Exupéry "à qui il devait sa passion pour l'aventure aérienne"... Quand il réalisera l'identité de sa "cible", le traumatisme est tel qu'il se taira sur l'événement des années durant. Le roman évoque en effet toute l'angoisse de l'escadrille dans les heures qui ont suivi le retour attendu du pilote, et aussi tout le mystère qui a entouré sa mort. Il aura fallu des années de recherche pour l'élucider : si je me souviens très bien de l'épisode de la gourmette retrouvée en Méditerranée, je ne savais pas qu'elle avait permis de remonter jusqu'à Rippert, poussant celui-ci aux aveux à 88 ans. La révélation finira de confirmer la mort du célèbre écrivain même si "un tel homme était immortel, du moins le resterait-il dans la mémoire des hommes".

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08 avril 2017

Lu sur ledevoir.com, à propos de Guerre des idées - Laïcité en danger. C'est juste brillant.

Une critique d'une grande finesse, pas seulement parce qu'elle fait plaisir à l'auteur, mais parce que ce chroniqueur a tout compris, et vraiment en profondeur, le propos de ce petit roman. Et je l'en félicite. Je retiens tout particulièrement cette phrase brillante : " Car, au milieu de ce tumulte, ni Kristina — et ses propos — ni Kader et sa bande, qui croient faire la promotion de la démocratie, ne parviennent à respecter les croyances de l’autre. La question n’est pas de savoir qui a raison, mais bien de savoir comment vivre avec tous ces diktats sans que personne se sente lésé. "

http://www.ledevoir.com/culture/livres/495786/jeunesse-liberte-egalite-tensions

Liberté, égalité… tensions

Arthur Ténor explore avec finesse les embrouilles qui habitent le concept de laïcité

8 avril 2017 | Marie Fradette - Collaboratrice | Livres

Dans un style vif, une langue riche, mais ponctuée d’anglicismes très français, Ténor a l’art de parler d’actualité sans tomber dans des roulières. Photo: Olivier Morin Archives Agence France-Presse Dans un style vif, une langue riche, mais ponctuée d’anglicismes très français, Ténor a l’art de parler d’actualité sans tomber dans des roulières.

En plein coeur d’un collège français, le débat s’enflamme entre des jeunes de 3e, chacun prêt à se battre bec et ongles pour défendre les droits de leur petit groupe respectif. D’un côté, il y a la jolie Kristina, jeune fille d’origine slave au « regard troublant, au tempérament de fer, froid et calculateur » et créationniste d’allégeance. De l’autre, il y a Kader, ardent défenseur des droits et libertés, et, entre eux, Thibault, quinze ans, un parfait « j’menfoutiste, zombifié par son Smartphone ».

 

Kristina dirige avec ardeur le petit groupe des Mèches blanches et entend faire respecter ses idées. Pendant un cours de science de la vie et de la terre (SVT), elle interrompt le discours de la professeure, prétextant que cette dernière enseigne des faussetés. « Je suis désolée, Madame, mais vous ne pouvez pas affirmer que ces couches de terre ont plusieurs millions d’années. Non, parce qu’il existe d’autres sources scientifiques, d’autres hypothèses qui accréditent le fait d’une terre jeune. » Se référant à l’étude du Dr Don Batten du ministère international de la Création, l’adolescente s’oppose ainsi au programme officiel offert. Pourquoi le collège enseigne-t-il ces faits alors qu’une autre vérité, la sienne, existe ?

 

En réaction à cette avancée, Kader, meilleur ami du personnage principal, fonde aussi un groupe, celui des Tricolores, « les démocrates, les protecteurs de la République » et entre alors en « résistance contre le fascisme obscurantiste des Mèches folles ». Et c’est là que ce petit roman devient tout à fait savoureux. Car, au milieu de ce tumulte, ni Kristina — et ses propos — ni Kader et sa bande, qui croient faire la promotion de la démocratie, ne parviennent à respecter les croyances de l’autre. La question n’est pas de savoir qui a raison, mais bien de savoir comment vivre avec tous ces diktats sans que personne se sente lésé.

 

Tout le débat de la laïcité se trouve là. Personne ne peut s’empêcher, malgré cette séparation entre l’État et la religion, de défendre ses croyances. Alors que Thibault, lentement secoué par cet affrontement, questionne Kristina, s’étonne de la voir remettre en question des découvertes scientifiques indiscutables, cette dernière prône — tout comme Kader en fin de compte — la liberté d’expression nécessaire et défendue par la démocratie.

 

Dans un style vif, une langue riche, mais ponctuée d’anglicismes très français, Ténor a l’art de parler d’actualité sans tomber dans des roulières. Il remet en question cette société qui s’entredéchire tout en se mettant à hauteur de ses jeunes témoins, voire ses victimes. En 2015, il signait Je suis Charliberté en réaction à l’attentat du Charlie Hebdo, et il maintient ici cette ligne alerte. Qui a tort ? Qui a raison ? Et comment en arriver à une entente ? La réponse ne se sera pas donnée, mais le témoignage d’une mère invitée dans la classe résonnera longtemps. Mme Ramos raconte comment son fils totalement endoctriné s’est rendu en Syrie et s’est fait exploser au milieu d’un marché. Sans se plaindre, elle se demande pourquoi et comment son fils est devenu un tel monstre. Tout comme Youssef — ce jeune homme recherché dans le film de Raed Hammoud —, ce garçon se laisse prendre par des convictions qui restent selon Thibault bien plus qu’« un gaspillage de vie, mais d’humanité dans tous les sens du terme ».

Guerre des idées au collège ★★★★

couv laïcité

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