A l'approche du début de notre libération, voici qui donne le moral à l'auteur. Puisse les amateurs de sensations (littéraires) fortes être piqué au vif de leur curiosité...

C'est sur le site : http://summariesbooks.weebly.com/billets/mon-avis-sur-dead-lines

 

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Titre : Dead Lines

Auteur : Arthur Tenor

Editeur : Gulf Stream

Nombre de Pages : 208

Date de Parution :
3 octobre 2019

Mon Avis : (Garanti sans spoilers)

 
Arthur Tenor est un auteur prolixe, sa bibliographie comptant plus de 120 titres. Après Smartphone panique, il explore de nouveau les dangers des nouvelles technologies, et plus particulièrement de l'addiction aux écrans, avec Dead Lines.

Aurélien est un collégien de 15 ans des plus ordinaires. Élève moyen, il adore passer ses journées avec son meilleur pote et draguer les filles. Quand il tombe sur une annonce d'un abonnement à un roman feuilleton pour découvrir Le Livre STUPÉFIANT dont vous êtes la victime, et malgré les avertissements de l'auteur, Balthazar Natas (verlan de Satan…), Aurélien hésite peu. A quelques centimes le premier chapitre, il ne risque pas grand-chose, surtout qu'on parle de lecture… Rien à voir avec une drogue. Sauf que, quand ce qui se déroule dans le roman a un impact sur la réalité du collégien, Aurélien comprend qu'il ne pourra pas arrêter l'expérience aussi facilement, et sans doute pas sans se mettre en danger lui et les siens.

Si les dangers du darknet, cet envers du décor clandestin de l'internet traditionnel, sont évoqués en début de roman, le propos de Dead Lines s'intéresse surtout aux phénomènes d'addiction, aux contenus numériques plus particulièrement. Loin d'être moralisateur, le roman, en s'appuyant sur le fantastique et sur une addiction à la lecture, addiction a priori inoffensive, nous permet de nous projeter dans ce que vit Aurélien.

Dead Lines comporte deux récits parallèles : à la fois l'histoire d'Aurélien mais également le récit fictif, Le stupéfiant roman dont vous êtes la victime. Véritable mise en abime du livre dans le livre, le lecteur est rapidement fasciné par ces deux récits, et surtout leurs interactions mutuelles. A la fin de chaque chapitre, on est comme Aurélien : avide de connaitre la suite, à se rassurer en se disant "encore un et j'arrête".

Le sujet de l'addiction est extrêmement bien abordé, nous mettant nous même dans l'attente de cette "dose". On assiste à la plongée dans la folie d'Aurélien, le soulagement qu'il ressent quand il peut enfin lire un nouveau chapitre et l'angoisse de plus en plus profonde dans laquelle il se retrouve à la fin de chaque lecture.

Le récit est loin d'être rose et si le roman s'adresse en priorité aux adolescents, sachez que de nombreux meurtres jalonnent l'histoire et qu'il ne faut pas être un lecteur trop sensible pour lire ce déchainement de violence.

Concernant l'écriture, la tension est parfaitement entretenue de bout en bout. Les chapitres du Livre stupéfiant sont écrits avec une écriture plus "facile", se rapprochant d'un langage plus oral qu'écrit, mais cela est cohérent puisque ce livre s'adresse à un adolescent et qu'il est en parti le reflet de ses pensées.

La fin est volontairement ouverte. Il y a un côté très frustrant à cela car on a terriblement envie de démêler le réel du fictif, mais c'est aussi une belle page blanche pour laisser libre court à toutes nos hypothèses, qui sont nombreuses, vu ce que ce roman a mis en branle dans notre esprit.
 
 
Dead Lines est un roman qui utilise la métaphore de l'addiction à un roman feuilleton pour nous faire ressentir à travers le personnage d'Aurélien les affres de la dépendance. La tension est omniprésente et, à l'image des personnages, on oscille en permanence entre réel et fiction, entre rationalisme et folie. Si les fins ouvertes ou un nombre de morts conséquent ne vous dérangent pas, ce roman adolescent devrait vous rendre rapidement accro !
 

... Bonne Lecture ...