À l'ère de l'Internet, il est de plus en plus aisé de s'improviser critique (littéraire en ce qui nous intéresse ici), commentateur, noteur... ou démolisseur, voire crottiqueurs. Il faut l'accepter, c'est ainsi. J'aimerais quand même rappeler à ceux qui jugent et parfois condamnent les oeuvres d'artistes ou d'auteurs, que c'est un exercice tellement facile quand l'intention qui l'anime est malveillante, ou quand il s'agit de démolir en quelques formules assassines, ou d’exposer une opinion par des arguments peu approfondis, des affirmations non vérifiées, des éléments approximatifs ou superficiels, ou simplement pour exprimer ses propres animosités.

C'est en revanche un exercice d'une grande exigence quand il s'agit d'analyser en profondeur, d'essayer de comprendre l'autre, de s'oublier pour raisonner de manière plus large en envisageant d’autres points de vue, parce qu’ailleurs (dans l’espace le temps et les esprits) on peut avoir une vision différente, d'éviter les affirmations trop péremptoires et de lâcher des sentences qui ont des conséquences. Et plus encore la critique exige une rigueur absolue, tel le Juge des enfers dont la grande et unique obsession est de ne pas se tromper.

Car ensuite, que se passe-t-il ? Y songent-ils ceux qui notent, assassinent, dévalorisent, démotivent… ou critiquent fort légitimement, même si c’est pour souligner des points négatifs et/ou des erreurs manifestes ?

Le lecteur (peut-être potentiel acheteur du livre présenté) de ces chroniques se forge un jugement, et lui-même pose une sentence, parfois funeste : " Finalement, non, je ne lirai pas ce livre ". Le processus est le même que lorsqu'on lit un avis négatif sur un restaurant, qu’il soit manifestement malintentionné ou qu’il paraisse au contraire partir d’un réel souci d’alerter. Le rédacteur a-t-il conscience qu’il va salir le travail d’un professionnel qui ne le mérite peut-être pas ? Avec à la clé une perte de crédibilité, d’activité économique, de confiance en soi… ?

Comme la plupart de mes camarades auteur(e)s, je m’interdis de réagir aux avis négatifs, sauf quand une erreur grossière est commise et qu’il convient de la faire rectifier. Hors cela, il m’arrive pourtant de le faire, comme vous le lirez ci-dessous si cela vous intéresse. C’est sincère. Ça vaut ce que ça vaut. Mais je crois que c’est légitime…

 

« C’est vrai, je le sais, c’est pas bien de réagir quand une critique étrille en place publique l’un de nos écrits. Mes camarades auteur(e)s le disent souvent quand il nous arrive d’en discuter : « Ça ne sert à rien, ça peut vexer, il faut encaisser, même quand on le perçoit très injuste ». Mais voilà, parfois je me sens en droit de défendre mon « enfant », tout spécialement ce Charliberté qui fait écho à tant de valeurs que j’ai défendues et que je veux encore défendre. Alors, si vous m’y autorisez, je vais me faire l’avocat de mon petit « Je suis Charliberté » et point par point apporter une réponse argumentée. Ce qui suit est rédigé avec sincérité, comme votre critique, avec le cœur et sans doute aussi parfois avec le défaut d’ « avoir mal compris » certains propos, ce dont je m’excuse par avance. Mais je ne doute pas de votre bienveillance. Il s’agit là pour moi seulement d’apporter une contre-démonstration à votre démonstration. On appelle cela un débat. [...]

 

L'article étant assez long, je suggère à ceux qui veulent le lire de se rendre sur le blog dédié à " Je suis Charliberté ! " : http://charliberte.canalblog.com/

 

La chronique qui m'a fait réagir est sur ce blog : http://blogonoisettes.canalblog.com/archives/2018/09/15/36618628.html