C'est sur le site Juste le temps d'un instant : https://justeletempsduninstantblog.wordpress.com/2017/04/28/guerre-des-idees-au-college-laicite-en-danger/

Guerre des idées au collège – Laïcité en danger

Bonjour,

Aujourd’hui petite chronique d’un petit livre : Guerre des idées au collège – Laïcité en danger de Arthur Ténor.

 

Guerre des idées au collège – Laïcité en danger

Auteur : Arthr Ténor

Année de publication : 05 janvier 2017

Éditions : Scrineo

Nombre de pages : 125 pages

Prix : 8.90€

Quatrième de couverture :

Avant que tout bascule, Thibault coulait une vie de collégien cool, partagée entre ses après-midi jeux vidéo avec son ami Kader et ses rêveries autour de la belle Kristina.

Un quotidien des plus tranquille ! Jusqu’à ce qu’éclate une virulente guerre des idées au sein du collège, entre insolite courant de pensée religieuse, les Mèches blanches, mené par Kristina, et de vigoureux défenseurs de la laïcité, conduits par Kader. Voici Thibault pris entre deux feux, deux définitions incompatibles de la liberté de penser, deux visions du monde inconciliables…

Comment trouver sa place au milieu de tout cela ? Comment ramener la paix dans les esprits pour que les cœurs, enfin, se parlent… et plus si affinité ?

 

A vous de découvrir la suite !

L’origine de ma lecture

C’est grâce à Babelio et l’opération Masse Critique que j’ai pu lire ce petit livre très intéressant. C’est toujours un grand honneur que de faire partie des sélectionnés. Je les remercie donc énormément. J’ai commencé ma lecture la semaine dernière, en fin de semaine, et je l’ai dévoré en une soirée. Nous sommes ici en présence d’une lecture jeunesse. Attention donc aux quelques choix de facilités de l’intrigue qui peuvent perturber un peu les adultes mais beaucoup moins les adolescents.

Personnages

Thibault est ici le personnage central. Il nous raconte son histoire, les événements qui viennent troubler sa vie paisible de collégien de troisième. Sans superflu, il nous exprime ses sentiments, qui auraient pu être un peu approfondi. C’est un personnage simple et intéressant, tiraillé par ses sentiments. Thibault a été élevé dans les préceptes de sagesse bouddhistes inculqués par sa mère. Il se trouve pris entre deux feux,  entre deux personnes, deux mouvements : Kristina, leadeuse du clan des Mèches Blanches, prônant  le créationnisme et Kader, créateur du mouvement des Tricolores, partisan d’une laïcité sans compromis. Kader est le meilleur ami de Thibault. Fondateur du mouvement des Tricolores du collège.

Ma rentrée en classe de troisième a été un pur bonheur. Outre que j’y ai retrouvé mes copains et quelques filles sur lesquelles j’avais flashé, j’avais l’impression d’entrer dans l’antichambre de la cour des grands. Ce serait ma dernière année avant le lycée et avant que ne commencent les choses sérieuses, et je ne pensais pas seulement aux études – l’autonomie, la liberté, la considération qu’on porte aux grandes personnes, c’est important aussi.

Dans mon entourage relationnel, je ne comptais qu’assez peu d’amis proches, mais une foultitude de connaissances avec lesquelles j’entretenais des relations ludiques, épisodiques et… érotiques quand il s’agissait de filles. L’honnêteté m’oblige à préciser que cet érotisme se situait principalement au niveau fantasmatique, car pour le reste… J’étais alors profondément et désespérément célibataire. Non pas que je sois spécialement moche – un grand brun aux yeux marron, rieurs et doux. Allure un peu dégingandée, mais pas maigre ! Y’a du biceps, mais point trop. J’ai un nez un peu long à mon goût, mais un sourire qui tue… Bref, je suis dans la bonne moyenne – ni timide, ni maladroit… quoique, ça, si un peu. La vérité, c’est que je suis difficile. En toute relation, pour m’engager, je dois apprécier autant le contenant que le contenu, c’est-à-dire la personnalité, le caractère, mais pas forcément le QI. Les pouffiasses vulgaires, les pimbêches ou les précieuses ridicules, je les laisse à ceux qui leur ressemblent. Je suis donc exigeant.

Le style de l’auteur est simple et accessible. L’histoire est racontée à la première personne du singulier, sous le point de vue de Thibault. Cela permet au lecteur de s’immerger très rapidement, ce que j’ai fait. Une soirée et le livre était fini. Le vocabulaire m’a semblé accessible aux adolescents. Quelques mots peut-être un peu compliqués mais il me semble qu’un bon dictionnaire devrait faire l’affaire Je pense que Arthur Ténor aurait peut-être pu développer un peu plus l’histoire, l’expliquer. Cependant, ce n’est juste qu’une envie pour que la lecture se prolonge.

Le petit plus de l’histoire : Une histoire qui se lit rapidement, le sujet abordé.

Le petit bémol de l’histoire : Un dénouement trop rapide.

J’ai découvert un auteur que je ne connaissais pas (c’est évident si je le découvre^^) mais je n’hésiterai pas une seule seconde à l’avenir, à lire ses autres ouvrages si j’en ai la possibilité. Je le ferai avec plaisir, et pourquoi pas d’autres thèmes, ou bien des thèmes similaires ? A voir donc.

Pour résumer : Un coup de cœur !

Petit plus pour les parents ou les professionnels :

N’hésitez pas à utiliser Guerre des idées au collège pour travailler autour de la laïcité, mais aussi, pourquoi pas, l’endoctrinement.